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 Courage, Spencer... rame. • Elena

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MessageSujet: Courage, Spencer... rame. • Elena   Sam 15 Juin 2013 - 14:46

Elena & Spencer
Courage, Spencer... rame. #1


aujourd'hui, j'ai fait la pire chose de ma vie. J'exagère peut-être la chose, parce que, dit comme ça, je donne vraiment l'impression que j'ai fait quelque chose d'horrible. En fait, dans l'absolu, il y aurait pire - vraiment, vraiment pire. Mais pour moi, pendant que je me dirige lentement vers la porte de la chambre honnie, j'ai l'impression d'aller à l'abattoir. Ma main serre le briquet que je dois rendre à Elena, et j'espère toujours ne pas avoir l'envie de brûler la porte de sa chambre lorsque j'y serai. Avec elle, j'ai toujours peur de tout détruire et de devenir pyromane.
Ça fait déjà un bout de temps que je conserve son briquet. Elle l'a abandonné sur ma table lors du dernier contrôle, comme un présent mortuaire, ou quelque chose de ce genre. Lorsque je l'ai vu dans les couloirs les jours suivants, j'étais rassuré de la voir en vie. Une fille comme elle serait capable d'avoir des pensées suicidaires tout en ayant l'air stupide à mes yeux. Cette pensée m'a obnubilé pendant des jours, avant que je me rende compte que rien n'avait changé pour Elena. Cela m'avait assez rassuré pour que je n'eus pas de remords à l'éviter délibérément. Je ne sais pas pourquoi ça a si bien fonctionné, mais je peux dire que j'ai rarement été aussi tranquille, depuis qu'elle m'a mis le grappin dessus. Le seul problème, c'est que le briquet était toujours en ma possession. Je n'avais pas pu me résoudre à l'utiliser car dès que je le voyais, j'avais l'impression que ma main prendrait feu si je le saisissais. Il avait traîné au fond de mon armoire, jusqu'au moment où j'avais eu le courage de le sortir pour la première fois. J'étais toujours étonné de voir que ce briquet était à Elena. D'ailleurs, ce n'était qu'un briquet, rien qu'un simple objet sans valeur. Elle avait certainement dû le remplacer. Mais je lui attribuais une valeur quelconque : c'était le briquet d'Elena, le fameux briquet qui aurait pu brûler sa copie. Un briquet trop associé à elle, et à notre dernière rencontre. J'avais essayé de le jeter, à la poubelle notamment, mais je n'avais pas réussi. Une force invisible tenait le briquet attaché à la paume de ma main. Une seule et unique solution restait : rendre ce briquet sans valeur à celle que je craignais le plus de voir. Autant dire qu'il m'avait fallu des journées entières pour rassembler le courage pour entreprendre ce qui me paraissait être un exercice suicidaire.
Dans le dortoir, je marche doucement. Un pied devant l'autre. S'il y avait eu des feux de signalisation, je les aurais respectés scrupuleusement, même s'il n'y eût personne de présent, mais personne n'a encore songé à en mettre dans un couloir. Je n'ai donc aucune excuse pour ralentir encore ma marche. Si je m'arrête, on aura l'impression que j'espionne, ce qui n'est pas le cas. L'idée qu'il y ait autant de L Team autour de moi me donne en plus la nausée, je croirais entrer dans un repère de rebuts. Certains ont un niveau mental à peine plus élevé que celui d'Elena, pour preuve, le vacarme de certains me rappelle une joyeuse ménagerie qui n'a pas à se soucier de trouver de la nourriture ou un toit. C'est un monde auquel j'appartiens aussi, d'une certaine manière. Sauf que je ne m'y sens pas à ma place. Je rêve d'un palais d'or où le silence régnerait.

la porte, la fameuse, la voilà devant moi. Je cherche des signes que je me suis trompé, mais non, je n'en vois aucun. C'est bien la chambre d'Elena Dior, et moi, je suis devant sa porte. On dirait une mauvaise blague. Me trouver là est vraiment étrange : rien dans l'architecture ne laisse supposer qu'une folle furieuse vit ici. J'avais toujours pensé que des barreaux devaient garder l'entrée, mais apparemment, ce n'est pas le cas. Tout le monde peut y entrer, et je trouve ça déconcertant.
Mais pire encore, ce sont les bruits que j'entends derrière la porte, et qui pourraient presque me faire douter que je suis au bon endroit. Un vacarme d'enfer émane de ce lieu. Un cerbère se déchaine dans les lieux, mais il ne doit avoir que deux têtes, car je n'entends que deux voix... masculines... J'essaie de prêter attention à ce qu'ils disent, mais pour moi, ce ne sont que des beuglements. À côté de cela, des bruits de choc se font entendre, même si je n'arrive pas à déterminer si c'est agressif ou non. Je n'entends pas le moindre signe prouvant qu'Elena est présente, pourtant, c'est bien chez elle. Si j'en doutais, la boule au ventre me le confirme, et le briquet est tellement serré par ma main que je crois bien qu'il va finir par enflammer mes doigts. J'aurais voulu toquer, mais là, c'est impossible. Je ne sais pas sur quoi je vais tomber, mais ce doit être... un massacre.

alors que j'attends, je vois la porte s'ouvrir vers l'intérieur. Heureusement, je ne me reposais pas dessus, sinon, j'aurais été déséquilibré. N'empêche, je me sens mal à l'idée d'avoir été pris sur le fait devant sa porte. Elle va croire que je l'espionnais, ou que j'ai l'habitude de faire cela, mais pas du tout. Mal à l'aise, j'essaie de repérer Elena, mais ma vue se bloque sur deux élèves en train de se battre. Je ne suis pourtant pas petit, mais à côté d'eux, j'ai vraiment l'air minuscule : ils sont si gigantesques que je m'étonne de voir qu'ils tiennent dans la chambre, et ils possèdent une masse musculaire qui me fait ressembler à une crevette. Je reste immobile, ne sachant pas quoi faire, mais sur le coup, ils ne me remarquent, trop occupés à... j'essaie de voir, mais c'est difficile... ah ben oui, ils sont bien en train de se battre. Je m'attendais à pire. Ils forment comme une barrière derrière laquelle se cache Elena, mais je réussis finalement à apercevoir celle-ci derrière eux. Elle est scotchée à son portable, et avec son casque, elle ne semble pas capable de remarquer ma présence. Mais ça ne tardera pas.
Pour la première fois, Elena ne me semble pas l'obstacle le plus insurmontable. Les Monsieurs Muscle entre elle et moi, en revanche... pour l'instant, ils ne me voient pas encore, mais lorsqu'ils prendront conscience de ma présence, j'ignore quelle sera leur réaction. Je doute que miss Dior décide de tenir en laisse ses chiens bien dressés. Mal à l'aise, je déglutis et prends une grande inspiration avant de signaler ma présence :
« Euh, Elena ? Je peux te parler en privé ? »


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