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 we're always just that close. (SAUCEY)

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☆ Call me maybe : il était une fois une meuf trop callé en méca' et en bombes, qui se cherchait une bande d'illuminés pour toucher à des moteurs et bricoler des fusées.
MessageSujet: we're always just that close. (SAUCEY)   Mar 9 Avr 2013 - 18:27


chest to chest, nose to nose, palm to palm
gif © TUMBLR


Speed est nerveuse, elle se gratte l'avant-bras, elle est presque sûre qu'elle va y faire un trou. Enorme, béant. Un peu comme dans son cœur, le vide à l'intérieur. Dur à combler. Mais elle ne sait plus vraiment ce qu'elle fait, ce qu'elle dit, elle ne suit plus rien aujourd'hui. Elle est retournée dans le club de mécanique en mode zombie, Blaise l'a regardé en haussant un sourcil et elle a eu envie de lui abattre son poing en pleine tronche. Incapable de se concentrer. Alors quand elle est face au moteur sur lequel elle travaillait depuis le début de l'après-midi, elle ne sait plus. Elle repense, en boucle, à ce qu'elle a dit. Ce qu'elle n'aurait pas du dire. Passe la nuit avec moi. Elle était stupide de dire ça, bête, atrocement bête, affligeante. Elle n'en revient pas. Et c'est des doigts fébriles qui se glissent dans ses longs cheveux bruns, elle les remet en arrière, se dégage la vue. Elle réfléchit. Mais rien ne lui vient à l'esprit. Rien n'explique son geste tellement stupide. Tracey s'en veut plus que tout, elle ne comprend pas ce qui se passe en elle, son désir de renouer avec le passé, avec Saul. Non, elle ne devrait pas, elle devrait tout remballer d'un bloc. Elle se berce d'illusions, et le pire dans tout ça, c'est certainement qu'elle s'y raccroche. Rien qu'un peu, elle ne veut pas non plus tomber de haut après, elle sait bien que son caractère est trop fort pour que tout se passe bien. Comme si tout allait bien, comme si tout était normal. Mais rien ne va plus, rien. Et elle fait tomber sa clef au sol, alors elle sursaute, on lui jette des coups d'oeils moqueurs. Elle aimerait tous les brûler ou les assommer avec la clef qu'elle ramasse au sol. Et finalement elle la jette dans la boîte à outil avant de la fermer dans un claquement sec. Ca suffit, elle a assez donné aujourd'hui, elle ne pourrait pas supporter de rester là encore, ne serait-ce même que quelques minutes. Et quand elle part, Blaise est sur son chemin, alors elle n'hésite pas à le pousser pour pouvoir passer. Elle doit serrer ses poings pour ne pas frapper sur les gens, elle doit se calmer.

Et au dîner c'est la même histoire, Speed est assise dans le réfectoire et elle regarde son plateau. Il y a de la nourriture, beaucoup trop, elle sait qu'elle ne mangera presque rien. Parce qu'elle est comme ça, parce qu'elle ne grignote qu'à droite et à gauche, elle n'a jamais eu un appétit extravagant comme la plupart des gens. Et quand elle est énervée c'est pire, c'est à peine si elle ose toucher à la nourriture. Elle regarde l'entrée, le repas, le fromage et puis le dessert sur son plateau. La bouteille d'eau, les fruits. Les fruits. Sa main s'attaque à ça, elle joue avec la grappe de raisins, et lorsqu'elle sent qu'on la fixe, elle se contente d'en prendre quelques uns et les mangent en quatrième vitesse. Son ventre se tord. Elle n'en veut pas. Tracey se relève, repense. Pense Saul. Voit Saul. Attrape sa bouteille d'eau et part. Elle ne débarrasse pas son plateau, elle fonce, elle part, elle préfère se cacher, oublier. Elle s'enfuit dans son dortoir, retrouve son lit, elle jette un coup d'oeil autour d'elle. Les trois autres lits vident. Elle est la première dans le dortoir. Elle ne sait plus quoi faire, ni comment s'occuper, elle attrape son livre de mécanique et se jette dans son lit, essaye de lire. Mais non, rien. Les mots s'embrouillent, les phrases se mélangent dans sa tête, ses yeux fatiguent. Alors elle boit son eau, fait claquer sa langue contre son palais. Elle ne veut pas penser à tout ça. Elle sait qu'il ne viendra pas, quelque chose lui dit qu'il ne viendra pas. Elle ne sait pas. Et elle regarde son sac, voit le pompom dépassé et elle sourit un peu. Elle sort le bonnet de Saul et l'enfonce sur sa tête. Elle reprend son livre, tente de lire quelques phrases, mais au final elle finit par s'endormir dessus.

Ce n'est que lorsqu'elle sent sa joue vibrer que Speed se réveille, un peu en sursautant, et elle attrape son téléphone. Elle essaye de savoir ce qu'il se passe, elle se frotte rapidement un œil. Elle comprend, elle s'est endormie, toute habillée encore, le bonnet sur la tête. Elle a même gardé ses chaussures. Quelle loque. Et la Serpentarde ouvre alors son message pour le lire, elle sent son cœur battre un peu. C'est Saul. Il se dégonfle. '' comment je fais à rentrer dans le dortoir sans me faire tej comme un pervers ? je suis lààà '' Merde. Elle pince un peu ses lèvres, et se redresse d'un coup de son lit, sans pour autant faire trop de bruit, histoire de ne pas réveiller les autres. Elle se glisse jusqu'à la porte et l'entrouvre doucement. Cachée derrière la porte, elle ne laisse que dépasser un bout de son visage pour jeter un coup d'oeil à Saul. Il est là. '' shh. '' murmure-t-elle avant même qu'il n'ai le temps de parler, et elle s'efface pour le laisser entrer. Elle referme la porte, se sauve déjà, regagne son lit et s'y assoit en tailleurs, ses yeux bleus plantés sur lui. Speed attends qu'il la rejoigne et elle se redresse pour tirer d'un coup nerveux les lourds rideaux verts autour du lit. Elle se mordille la lèvre un instant et le regarde, sa bouteille d'eau serrer contre elle. '' Je t'attendais pas. '' Le ton est sans appel, et pourtant elle sent quelque part son cœur s'agiter, quelque chose en elle, elle est rassurée. Et pourtant elle est tellement distante, à l'autre bout du lit, ce n'est pas comme ils ont l'habitude d'être. Saul et Tracey. Non. Mais elle ne peut pas, ne peut plus. Il y a quelque chose de briser en elle.


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MessageSujet: Re: we're always just that close. (SAUCEY)   Jeu 16 Mai 2013 - 17:29

Il tourne en rond Saul. Un peu partout. Dans la salle à manger. Dans son dortoir. Il finit par filer sous la douche, c’est peut-être la cinquième de la journée tellement il se sent bizarre. Parfois il a l’impression que ça va le purifier de toutes ses pensées. Que d’un coup en sortant de là il sera le Gigi d’il y a vingt-quatre heures. Celui qui sort de l’entraînement de natation et qui marche dans le parking. Celui qui voit au loin Malfoy se faire emmerder par les Autres. Un Gigi qui finit par tourner le dos à tout ça, et rentrer tranquillement au dortoir. Pas de coups de poing, pas de coups de pied, pas de grille à escalader. Pas d’affrontement avec Tracey. C’est un peu lâche sans doute de penser ça, mais qu’est-ce qu’il est censé faire ? Est-ce qu’il doit vraiment la rejoindre ? Ca lui paraît tellement déplacé. Après tout ce qu’il s’est passé. D’arriver comme ça l’air de rien, les mains dans les poches. Pourtant faut dire qu’il a un peu forcé la main. A chercher la confrontation. A essayer de comprendre. C’est pas son genre pourtant à Saul de se prendre la tête. Il est plus du style écouteurs sur les oreilles et tout va bien. Mais faut croire que depuis quelques mois c’est Tchernobyl dans sa tête. Entre ses parents qui gagnent au Lotto et décident de bouleverser toute sa vie et puis les rendez-vous hebdomadaires chez le médecin, il se sent un peu attaqué de tous les côtés. Il n’a jamais eu autant besoin de la présence de Tracey que maintenant, et pourtant il ne l’a jamais sentie aussi loin de lui. En rupture. Comme son cœur.
Il finit par sortir de la salle de bain et enfiler des fringues propres, pour la troisième fois de la journée. Un simple jogging et un tshirt de l’équipe. Là, encore tout bouillonnant de la douche brûlante il finit par se laisser tomber sur son lit. Et il pourrait presque s’endormir comme ça. Cheveux mouillés et bras écartés, sur le ventre, sa tête enfoncée mollement sur son oreiller. Une vraie tête de bébé si ce n’est pour les multiples ecchymoses qui parsèment son visage. Putain il a mal partout. Il n’a pas le courage. C’est plus fort que lui. Il sent l’envie de se défiler se faire imposante. S’insinuer petit à petit dans son esprit et en soutirer toute autre volonté. Saul finit par attraper son téléphone, brancher les écouteurs et se les poser sur les oreilles. Il a le temps. Il a le temps.



Il se lève. C’est sans doute pas de s’être échoué là comme une larve qui l’a aidé à se motiver. Non, y’a un truc plus fort. L’envie de ne pas passer pour un lâche. Pour un traître. Ce simple mot le fait frissonner. Question de principes. Il n’a pas envie que Tracey puisse lui en vouloir d’avoir à nouveau abandonné le navire. De l’avoir à nouveau abandonnée. Il ne se le pardonnerait pas, Saul. Et même s’il crève de peur à l’idée d’aller la voir, de la retrouver dans ce contexte complètement étrange – familier certes, mais étrange quand même –, il finit par se redresser. Il stoppe la musique, attrape des chaussettes et enfile rapidement une paire de baskets. Il frissonne un instant, ébouriffe ses cheveux encore à moitié mouillés et puis finit par choper un sweat. C’est la fatigue sans doute, l’appréhension peut-être, mais il se sent faible. Il sent ses dents claquer, son corps lutter. Saul attrape une écharpe, il fait plusieurs tours autour de son cou et puis enfonce sa tête dans ses épaules. Ca lui arrache une grimace de douleur, mais ça lui donne cette pseudo assurance nécessaire à franchir le seuil de son dortoir.
Il ne lui faut plus grand-chose pour arriver face à ceux où loge la Serpentard. Le garçon soupire un instant. Il est là, il n’a plus le droit de sortir une excuse bidon. Il tapote un rapide message sur son téléphone et puis l’enfile dans sa poche avant de baisser la tête. Il est nerveux, s’appuie successivement sur un pied, puis sur l’autre. Elle tarde à arriver. Peut-être qu’elle a changé d’avis. Peut-être qu’il n’a pas reçu un message qu’elle lui a envoyé pour annuler. Plein de peut-être. Et puis des pas. La porte qui s’entre-ouvre. Tracey, là, dans l’entrebâillement. Saul amorce une tentative de sourire. Il hoche la tête quand elle lui dit d’être silencieux, et il finit par la suivre. Il jette des coups d’œil à droite à gauche, observe les autres filles déjà endormies. C’est bizarre. C’est évident. Evident qu’ils auraient été entourés d’autres personnes, pourtant l’idée ne lui avait pas effleuré l’esprit. Comme si ça semblait inimaginable. De se retrouver dans une situation du genre. C’est pas eux. Cette pensée le fait grincer des dents. Pas maintenant, non. Il finit par s’assoir sur le lit et observer Tracey qui referme les lourds rideaux autour d’eux. Les isolant. Du reste du monde. Ca leur ressemble déjà plus. Elle s’assoit du côté opposé. Il sent la nervosité s’emparer de son esprit. Merde. Qu’est-ce qu’ils sont censés faire ? « Je t’attendais pas. » Il a envie de se lever, d’un coup. C’est bizarre, il a envie de pleurer. Comme si d’un coup un trop plein de trucs lui tombait sur la gueule. Qu’est-ce qu’il fait là bordel. Il sait même pas ce qu’il cherche. Ca semblait facile, quelques heures plus tôt, de s’exprimer et d’ouvrir son cœur. Mais maintenant il a l’impression qu’ils sont déjà revenus à la case départ. Et putain ça le tue un peu. « Je sais. J’ai hésité aussi. Comme la première fois. » Il murmure. C’est difficile de murmurer, de se faire aussi discret. Ouais la première fois c’était un peu pareil. Proposition sortie de nulle part. Hésitation. Et puis finalement il s’était pointé. Poussé par la curiosité sans doute. Cette fois qu’est-ce qui l’a fait venir ? Sans doute pas la curiosité. Tout autre chose. Et il aimerait bien comprendre. « C’est bizarre. D’être là, seuls mais pas vraiment. » Il se mord la lèvre. Se laisse échapper un sourire. Puis il essaie de se détendre, il pose ses deux paumes sur le lit, et s’appuie un peu en arrière. Comme s’il voulait se mettre à l’aise. Il sent son cœur s’affoler et son corps frissonner à nouveau. « T’as pas froid ? On se les caille dans ce dortoir. » Ca sort un peu tout seul. Malgré toute sa tension. Et d’un coup il sourit, il rigole doucement. Baisse la tête. C’qui est marrant c’est que la première fois qu’il s’est pointé chez Tracey il s’était plaint du froid de dehors. A croire que les histoires finissaient par s’entremêler. Mais c’est pas vraiment volontaire. Ca le fait juste sourire, il comprend qu’il y a peut-être une petite chance de se calmer. De se retrouver. Ca lui ferait tellement de bien.



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