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 On ne rencontre pas une princesse tous les jours. • Lula

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MessageSujet: On ne rencontre pas une princesse tous les jours. • Lula   Lun 13 Mai 2013 - 19:08

Lula & Spencer
On ne rencontre pas une princesse tous les jours. #1


quoique, l'intérêt de Spencer pour Lula Blake est peut-être exagéré. Il n'aurait peut-être pas tant tenu à la rencontrer s'il n'avait pas su, par le plus grand des hasards, qu'elle était la fille du duc du Devonshire. D'ailleurs, le début de cette histoire ressemble à un conte de fées, sauf qu'il n'est pas le prince charmant. Mettez une jeune fille riche aux hautes origines (ça, c'est Lula), qui vit dans le château de Poudlard et qui, comme toute jeune fille bien élevée, était passionnée par les arts. En face, prenez un petit homme du peuple. Remarquez, l'ancienne fortune de Spencer entre dans l'addition, bien qu'on ne puisse trouver de noble origine à ce jeune homme ; mais cela le rend suffisamment délicat pour parler à la princesse. Car a-t-on déjà vu un boucher faire usage de paroles ampoulées, ou un payson sortir de son patois et user d'un langage fleuri ? Assurément non. Voilà pourquoi Spencer convient parfaitement dans ce rôle : il serait l'homme du peuple se mettant au service de la jeune dame.
Certes, tout cela est exagéré, je vous le disais à l'instant. Mais c'est bien parce que l'intérêt est exagéré en lui-même. On ne peut pas voir en Lula une princesse Disney, tout comme il serait injuste de considérer Spencer comme un brave paysan : chacun est une réalité plus complexe que les contes. La seule ressemblance est un fonctionnement qui reste identique.
Spencer s'intéresse beaucoup aux familles aristocratiques. Comme la majorité des citoyens britanniques, il a une image très positive de la royauté, qu'il considère comme un symbole inébranlable de sa patrie. Or, un bon souverain s'accompagne d'une élite de sang. Rien d'étonnant à ce qu'il trouve un certain intérêt à suivre les aventures de ces différentes familles. Bien qu'il se sût dans un établissement élitiste, il n'était encore jamais venu à l'esprit de Spencer qu'il pourrait y avoir des rejetons de ces grandes familles dans son école... du moins jusqu'à ce que l'un de ses camarades n'eut l'idée de lancer une remarque sur Lula Blake, en appuyant bien sur ses parents comme un élément à charge contre elle. Spencer s'en était étonné. À première vue, il ne s'attendait pas à un tel aspect chez une fille aristocratique. En effet, selon lui, elle aurait dû s'habiller de façon terne, être timide et bien élevée - en bref, tout le cliché d'une femme de bonne famille du XIXe siècle. Certainement pas une fille qu'il aurait pu croiser dans la rue. Mais loin d'effondrer ses certitudes, cette découverte avait donné envie à Spencer de parler à Lula. Il considérait comme un honneur la possibilité de lui parler, et ce d'autant plus à cause de sa situation.

avant d'entrer dans la librairie où il sait trouver Lula, Spencer écrase négligemment sa cigarette contre le sol, indifférent à la pollution qu'il cause. Il sait qu'il trouvera Lula parce qu'elle a l'habitude de s'y rendre régulièrement. Il ignore l'intérêt qu'elle trouve à l'endroit, mais Spencer approuve ce lieu. Après tout, l'endroit est élégant, rempli de livres regorgeant milles et une merveilles. Il se dit qu'un an plus tôt encore, il venait régulièrement ici, mais depuis quelques temps, il désertait tous les lieux de connaissance. Il n'est plus un habitué des lieux, c'est certain, mais ce n'est pas forcément un grand mal, puisque cela lui permet de passer inaperçu. À moins que Lula n'ait déjà remarqué l'adolescent gauche qui l'observe depuis un certain temps et pose des questions sur son compte.
Problème posé au jeune homme en question, celui de la conversation. Il fallait dire qu'il s'énervait beaucoup de ne pas savoir que dire à Lula. Il aurait aimé être fin et intelligent, malheureusement, Spencer est sombre et maladroit. Les affres de la dépression sont encore sur lui, malgré son désir d'en sortir. Il n'a plus l'habitude de parler aux gens, encore moins d'aller les aborder. Il en a terriblement conscience et en conçoit une gêne toute particulière. Avec les femmes, on ne peut se permettre de s'en tenir à un simple exercice d'auto-affirmation de sa puissance. Elles sont bien plus malignes que cela et demandent plus de retenue. Oui, c'est bien plus difficile que de tester sa force sur un punching ball chétif.
Inspirant une dernière fois en regrettant de ne pas continuer à fumer devant la boutique, Spencer trouve finalement le courage de passer la porte. Comme à chaque situation de stress, il est encore une fois en manque de nicotine - à moins qu'il ne lui manque la contenance qu'offrait le geste des fumeurs, celle qui lui permettait de feindre l'indifférence. Qu'importe. Il repère immédiatement sa proie un peu loin, mais plutôt que de l'aborder directement, ce qui le ferait paraître trop malpoli, il préfère faire le tour de la boutique, tout en la surveillant du coin de l'œil. Il essaie d'être le plus discret possible et est quant à lui convaincu que Lula n'a rien remarqué de son manège. Au passage, il remarque un livre qui l'intéresse, un ouvrage regroupant plusieurs œuvres de Dickens. Le prix n'est pas exorbitant, ce qui étonne Spencer, mais le convainc de l'acheter. Il hésite d'autant moins qu'il voit Lula se diriger vers la caisse. Il s'y rend à son tour, mais sans forcer le rythme. C'est pourtant bien difficile, car les clients rendent les allées encore plus étroite qu'elles ne le sont, et il doit éviter de bousculer quelqu'un pour ne pas perdre de temps. Mais finalement, il parvient jusqu'à elle et s'arrête avant de la bousculer à son tour. À présent qu'elle l'a remarqué et qu'il est devant elle, Spencer ne peut plus se permettre de reculer. Il sait déjà que sa démarche peut paraître ridicule.
« Euh... excuse-moi, tu es bien Lula Blake ? » Menteur, tu le sais très bien.
En fait, Spencer angoisse suffisamment pour avoir besoin d'une réponse positive. Il se dit qu'il est complètement idiot de venir l'importuner alors qu'il n'a rien d'important à lui dire, voire même que c'était très indélicat de sa part. Après tout, il s'intéressait plus à ses parents qu'à elle. Mais autant faire cela dans les règles de l'art et apaiser cette dure réalité.
« Je m'appelle Spencer. Spencer Walters. » Tout d'abord, se présenter. Spencer ne mentionne pas son appartenance à la L Team, car il ne veut pas qu'elle le traite de « looser ». Par conséquent, il ne révèle pas non plus son année, même s'il est évident qu'il est plus jeune qu'elle.
« Ça fait quelques temps que je voulais te parler. On m'a parlé de tes parents, et je ne m'attendais pas à une si illustre origine. » Spencer surveillait son langage avec beaucoup rigueur, ce qui le rendait encore moins bavard que d'habitude. Il n'aimait pas ses phrases courtes et brutes, qui faisaient de lui un simple importun. Mais bien sûr, peut-on en attendre plus d'un adolescent qui a passé ses dernières années à repousser les autres ? De la part de Spencer, c'était déjà un véritable miracle. Il ne restait qu'à la magie d'opérer.
Après tout, pourquoi ne pas croire aux contes de fée ?


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MessageSujet: Re: On ne rencontre pas une princesse tous les jours. • Lula   Sam 18 Mai 2013 - 13:52

- Mardi soir, librairie Scribenpenne -
Journée froide, désagréable. Je n'aime pas particulièrement l'hiver, c'est vrai. Alors, pour palier à la sensation irritante du froid, j'ai pour habitude de me rendre à la librairie du village. Arrivée à l'entrée de la boutique, j'écrase ma cigarette par terre, sans me soucier des éboueurs qui auront à nettoyer. Je l'ai dit, je n'aime pas l'hiver, ça me met de mauvaise humeur. J'ignore le regard choqué du vendeur qui louche sur mon café, que je tiens dans ma main gauche. Il devrait s'y habituer, ce n'est pas vraiment la première fois que je fais cela. Et puis, il devrait garder en tête que je ne viens jamais pour acheter un simple stylo. Je me dirige vers les nouveautés, mais n'y trouve rien d'intéressant. Je n'aime pas vraiment la littérature moderne. Je suis plutôt ... assez ringarde, en réalité. Du genre à lire les livres de Victor Hugo en boucle, ou a me laisser hypnotiser par quelque poète du XIXeme. Pendant un moment, je m'étais même prise de passion pour les poésies de Michel-Ange. Je me tourne donc rapidement vers les livres aux reliures de cuir, dont les pages sont usées par les lectures d'ombres du passé. Je cherche pendant un moment avant de tomber sur un ouvrage de Sir Arthur Conan Doyle. Pas sûre de l'avoir, de me plonge dans la lecture des premières pages du roman, afin de voir si cela me rappelle quelque chose. L'histoire me captive, les mots sont nouveaux et anciens à la fois, et je me laisse prendre dans un univers antérieur, une Angleterre dans laquelle j'aurai voulu vivre. Comme toujours, Sherlock Holmes est confronté à un mystère des plus captivants. Je suis agréablement étonné de ne pas connaître cette nouvelle, et je ne fais déjà plus attention à ce qu'il se passe autour de moi. Je suis comme ça, je me drogue aussi aux livres, quand je ne me noie pas dans mes volutes hallucinogènes ou mes océans alcoolisés. J'avoue que parfois, il me vient l'idée que ce serait mieux pour moi de ne dévorer que des livres, au lieu de ... me détruire comme je le fais chaque soir. Je m'arrache de ma lecture, met le livre sous mon bras. Je continue a chercher dans les centaines de livres qui se serrent sur les étagères. Il sont pour moi mes plus vieux amis, rencontrés une nuit, au détour d'un couloir dans l'immense maison de mes parents adoptifs, alors que je n'étais qu'une petite fille effrayée. Ces temps sont révolus, mais parfois, l'enfance me manque. C'était une période pendant laquelle mes parents s'occupaient de moi. Une période bénite sans aucune entrave au bonheur. Mais voilà, quand on vieillit, les choses se compliquent toujours. Mes parents m'ont délaissée, pour se consacrer à leur travail, et uniquement à cela. Moi, je suis devenue l'ombre de la maison, le fantôme des Watson. Personne ne sait pourquoi j'ai gardé mon nom de famille, celui de mon père biologique. Je ne suis pas prête de le révéler à qui que ce soit, et ce n'est pas une question de secret, mais plutôt de pudeur. Tous ces livres ici, les histoires qu'ils contiennent me rappellent le fait que ma vie aurait pu être tout à fait différente. Mais voilà, les choses sont ce qu'elles sont devenues, et j'en suis la seule cause. Pensive, je laisse mon doigt effleurer le dos des ouvrages et c'est un titre qui m'attire l’œil. Les contes de Perrault. Je me dirige vers la caisse, en même temps qu'un jeune que je pense avoir déjà vu au lycée. « Euh... excuse-moi, tu es bien Lula Blake ? » Oh. Non, pitié, pas ça ! Pas maintenant ! La journée était presque devenue agréable, et je n’avais pas besoin de compagnie. Je ne supporte pas qu’on s’incruste dans mes moments de solitude. C’est gênant. « Je m'appelle Spencer. Spencer Walters. » Je ne réponds pas, bien décidée à l'ignorer. Qu'il ait un nom et un visage mignon ne changera rien. « Ça fait quelques temps que je voulais te parler. On m'a parlé de tes parents, et je ne m'attendais pas à une si illustre origine. » Cette fois, je tique. « Oh ! Je n'étais pas vraiment attentive, je te demanderai de m'excuser. » Qu'il ait l'air vraiment intrigué m'intrigue moi-même. « Spencer, alors ? Ravie de te connaître ! Qu'est ce que tu viens faire ici ? Tu aimes ... la lecture ? »



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MessageSujet: Re: On ne rencontre pas une princesse tous les jours. • Lula   Dim 26 Mai 2013 - 16:29

Lula & Spencer
On ne rencontre pas une princesse tous les jours. #2


Spencer est sur le point de se décomposer. Lula ne répond pas, comme s'il était un élément insignifiant indigne de son attention. Il déglutit, plus mal à l'aise que jamais. Il aurait dû s'en douter. On avait dû lui enseigner à ne pas s'arrêter devant les groupies qui viendraient l'importuner. Il regrette de s'être aventuré dans ce conversation stérile. Il est pris à reculer et à partir, très loin, en prenant le temps de s'excuser, parce qu'il n'a pas envie de passer pour un mal élevé. Finalement, elle réponds et il réprime au maximum le soupir de soulagement qu'il s'apprête à expirer. Elle s'excuse de son inattention, et il reprend des couleurs. Il n'est pas totalement dupe de son indifférence, mais il ne relève pas, car il est bien trop rassuré d'avoir réussi à lancer la conversation. À son tour, il s'efforce de ne pas montrer qu'il a bien failli se liquéfier.
Avec une civilité parfaite, elle reprend son prénom. Son ton paraît faussement hésitant, histoire de pouvoir rebondir sur ce qu'il a dit. Elle ne sait pas qu'elle fait une forte impression à Spencer. Pour lui, cette réponse est parfaite, et même l'indifférence dont elle a fait preuve au départ lui plaît. Il lui semble reconnaître la preuve d'une véritable éducation aristocratique dont Spencer a toujours rêvé. Peut-être cherche-t-il à savoir ce qu'il a raté avec sa vie de classe moyenne. Après les réponses d'usage, Lula se met à l'interroger. Comme si elle le connaissait déjà, pensa-t-il. Très flatté, Spencer se détendit et essaya de mener une conversation qui n'embêterait pas la jeune femme.
« Moi aussi, je suis enchanté de faire ta connaissance. » Mal à l'aise, parce qu'il ne peut pas lui avouer qu'il n'est venu ici que pour elle, il brandit le livre en réponse à sa question. Après tout, la réponse paraît évidente : il est là pour acheter quelque chose, pour regarder les nouveautés et les vieilleries que recèle un endroit aussi prestigieux que Scribenpenne.
« J'adore ce lieu, il est rempli d'histoire et parfait pour l'évasion. Lorsque je vais mal, j'aime bien me retrouver ici. Il y a toujours dans ces livres une histoire pire que la mienne. » Le ton devient plus amer, mais il maintient toujours son sourire discret. Il est vrai qu'au plus profond de sa crise, il n'a pas cherché le réconfort auprès des hommes, mais auprès des mots - et de la cigarette. Il a même brûlé un livre ou deux parce qu'ils étaient trop joyeux. Spencer n'aime pas cette atteinte aux livres, mais il se console en disant qu'il n'était pas dans son état normal. Même s'il ne sait pas ce que c'est que d'être dans un état normal. Est-ce d'être là, face à Lula, osant surmonter sa terrible froideur pour parler à un autre ?
« La lecture, c'est sympa, mais honnêtement, je n'y passerais pas toute ma vie. J'ai besoin de plus d'équilibre avec les chiffres. En fait... on peut même dire que quand je me mets à lire, ce n'est pas bon signe. »
Spencer aurait presque envie de pousser un rire ironique face à ce qu'il considère comme une remarque un peu cruelle. Et pas forcément très stratégique, si Lula aime la lecture. Du moins, c'est ce qu'il suppose, mais voilà, il se sent incapable de mentir. S'il mentait, cela finirait pas ressortir un jour ou un autre, et il n'a pas envie que cela lui retombe dessus un jour. Sans parler de la réputation qu'il se créerait. Il est connu pour ne pas être le plus sympathique des élèves et, à le voir parler, on comprend pourquoi. Il vient vers elle parce qu'il a envie de la connaître, et pourtant, il ne sait que parler de lui. Il a beau dire qu'il ne fait que répondre à sa question, que cela l'empêche de fournir des réponses courtes qui feraient tourner court la conversation, la vérité, c'est qu'il s'y prend mal. Il en profite pour se plaindre alors que Lula n'en a rien à faire, et il est incapable de lui retourner la question.
Tiens, on dirait que Spencer a compris son erreur, car aussitôt, il rougit. Cela lui arrive très peu souvent, quand il est vraiment pris au dépourvu... ou lorsqu'il se rend compte qu'il est le pire imbécile qu'il connaisse - en excluant Elena, bien sûr. Il tente donc de réparer son erreur.
« Désolé, je n'avais pas l'intention de me montrer aussi expressif, seulement... ce lieu me rappelle aussi des souvenirs... » Sa voix devient un souffle. On croirait presqu'il a perdu une personne de chère dans ce lieu. Ce n'est pas forcément loin de la vérité, puisqu'il y a perdu sa propre personne. Mais pour ne pas passer pour un mélodramatique, Spencer lève le livre qu'il compte acheter et le présente à Lula, en espérant qu'il ne lui donne pas envie de s'enfuir en courant - ce qui ne semble pas être une réaction habituelle chez elle.
« J'ai trouvé ça au fond de la boutique. J'ignorais qu'ils avaient des œuvres mineures dans cette boutique. Même si c'est du Dickens, évidemment... »
Spencer se sent proche du personnage de Dickens. Même s'il n'a jamais été incarcéré comme lui, il sent comme lui qu'il a vécu une déchéance. Finalement, sa prison n'est pas matérielle, mais spirituelle.


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MessageSujet: Re: On ne rencontre pas une princesse tous les jours. • Lula   Mar 11 Juin 2013 - 14:00

- Mardi soir, librairie Scribenpenne -
« J'adore ce lieu, il est rempli d'histoire et parfait pour l'évasion. Lorsque je vais mal, j'aime bien me retrouver ici. Il y a toujours dans ces livres une histoire pire que la mienne. » Oh, c'est donc cela. Je garde un air détaché, pour ne pas montrer que ce que Spencer vient de dire m'a touchée. Enfin, Lula ! Tu n'es pas du genre à t’attendrir, habituellement ! Que t'arrive-t-il ? A vrai dire, je n'en sais rien. Spencer m'a l'air réellement gentil, et puis, le fait de savoir qu'il vient aussi pour des raisons qui me semblent sentimentales, dans un certain sens, me donne envie de faire connaissance avec lui. « La lecture, c'est sympa, mais honnêtement, je n'y passerais pas toute ma vie. J'ai besoin de plus d'équilibre avec les chiffres. En fait... on peut même dire que quand je me mets à lire, ce n'est pas bon signe. » Je ris doucement, gracieusement à cette remarque. Je ne sais pas si je dois percevoir cela comme de l'ironie, mais j'ai l'impression que Spencer ne peut pas faire autrement que d'être sincère. Car il me parle avec sincérité, cela ce voit dans ses yeux. Comme si tu savais quelque chose de la sincérité ! Tu passes ton temps à mentir à tout le monde. « Désolé, je n'avais pas l'intention de me montrer aussi expressif, seulement... ce lieu me rappelle aussi des souvenirs... » Il dit cela presque dans un murmure, et c'est à ce moment que je décide de prendre à nouveau la parole. N'oublie pas, l'air détaché, Lula. « Garder tes souvenirs ici, dans ce cadre, je trouve cela très ... poétique. » Bien sûr, Lula. La prochaine fois, tais-toi ! Mais déjà il brandit son livre sous mon nez, un ouvrage de Dickens. « J'ai trouvé ça au fond de la boutique. J'ignorais qu'ils avaient des œuvres mineures dans cette boutique. Même si c'est du Dickens, évidemment... » Il y a bien longtemps que j'ai abandonné les livres de Dickens, mais cela ne change rien dans l'opinion que je me fais de Spencer. Je le trouve de plus en plus intéressant, au fur et à mesure qu'il parle. « Tu sais, je crois qu'aucune oeuvre n'est mineure. Je respecte le travail d'un auteur, que j'aime ou non ce qu'il fait. » Je m'assène une claque mentale. S'il ne fuit pas, j'ai de la chance. Quelle idiote je fais ! Et bien ! Trouve quelque chose à dire avant qu'il ne parte en courant ! « Et ... Pourquoi as-tu choisi ce livre ? Entre nous, cela fait bien longtemps que je n'ai pas lu du Dickens. » Je lui souris, sincèrement, même si c'est un peu difficile. Je n'ai pas souri de cette façon depuis trop longtemps. J'espère, grâce à ce sourire, établir un lien de complicité entre Spencer et moi. En pensant cela, je me dis que je suis bien trop chirurgicale et méthodique dans ma façon de gérer mes rencontres. Je parierais que c'est à cause de cela que les gens n'osent pas me parler, en plus de ma façade glacée. Je tourne la tête vers la vitrine, et regarde les gouttes de pluie qui ont commencé à tomber. « Oh ! Il pleut, tu as vu ? » Je plonge mon regard dans le sien avant de continuer. « Tu restes avec moi à l'intérieur, en attendant que le temps devienne un peu plus clément ? » Je viens de faire connaissance avec quelqu'un de vraiment intéressant, alors je ne compte pas le lâcher ! Tu n'y arriveras pas, tout le monde finit par te fuir, Lula. la ferme, la voix. Cette fois, j'arriverais à me faire un ami, tu verras !



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MessageSujet: Re: On ne rencontre pas une princesse tous les jours. • Lula   Sam 15 Juin 2013 - 18:50

Lula & Spencer
On ne rencontre pas une princesse tous les jours. #3


sans savoir pourquoi, Spencer a tendance à dire que la conversation se déroule plutôt bien, même s'il accapare la parole et qu'il ne parle pas de ce qui l'intéresse. S'il veut se convaincre qu'il n'était pas pressé, il craint malgré tout que la conversation s'achève avant de passer aux choses sérieuses. Il n'a pas non plus envie d'aller harceler Lula en cherchant encore à lui parler. Ou ça passe, ou ça casse...
En même temps, ce n'est pas folichon. Il débite des platitudes, s'apitoie sur son sort et empêche Lula de sortir de la librairie. Si quelqu'un devait organiser le concours du boulet de l'année, il s'inscrirait de lui-même et il trouverait le moyen de l'emporter. S'il fallait s'assurer des votes, il trouverait bien deux ou trois personnes qui aimeraient le descendre... Ça serait bien.

il trouve que Lula était très correcte. Si Spencer l'ennuie, elle n'en laisse rien voir, sans doute grâce à son excellente éducation - forcément, compte tenu de son milieu social d'origine, Spencer n'imagine pas un seul instant le contraire. S'il n'était pas totalement détendu, au moins, elle le relançait, ce qui lui permettait de renchérir du mieux qu'il pouvait. Mais bon sang ce qu'il est rouillé ! Lula a ainsi tiqué sur le terme « œuvre mineure ». Spencer n'est pas devenu rouge comme une tomate, mais presque. Il a failli s'étouffer en se reprochant d'avoir utiliser des termes aussi péjoratifs.
« Mais non ! rétorque-t-il en vitesse, avant de se rendre compte que sa réaction était démesurée. Je veux dire, œuvre mineure, ce sont les œuvres les moins connues, celles qu'on a le moins l'occasion d'étudier... mais ça ne veut pas dire que c'est moins bien ! Moi aussi, je respecte le travail des auteurs, je ne serais jamais capable d'en faire autant. »
Spencer a l'impression d'avoir été pris en flagrant délit, alors que sa raison lui dit que ce n'était pas grave. Peut-être est-il plus tendu que ce qu'il croit. Il veut se montrer tellement parfait que ça l'en obsède. Heureusement, la Poufsouffle ne semble pas lui en tenir rigueur, car elle se met à interroger Spencer sur le choix de ce livre. Il apprécie sa façon de parler, posée, réfléchie, indulgente. Il n'aurait pas pu rêver mieux. Reprenant un peu confiance en lui, il se lance dans une explication qu'il espère pas trop pompeuse :
« Je tiens une collection de livres des grands auteurs anglophones, et parfois étrangers également. J'aime bien avoir des collections complètes, avec y compris des œuvres moins connues. Je n'avais pas ce livre-là. Mais même sans ça, Dickens, c'est une atmosphère, un monde. On n'aime ou on n'aime pas. Si tu veux t'y remettre, je pourrais t'en passer un, celui-là, quand je l'aurais lu, ou un autre, même si je serais bien incapable de te dire ce que j'ai comme ça. »
Le sourire de Lula rassure encore plus Spencer. Ce dernier sent quelque chose passer entre eux, comme une sorte... de complicité. Il se demande si Lula avait cette intention en lui souriant, mais comme il manque d'entrainement, il en est réduit à faire des suppositions. Puis elle détourne légèrement la conversation, en remarquant qu'il pleut. Spencer aurait pu se sentir mal par un tel détour, mais ce qu'il entend lui fait vraiment chaud au cœur : « Tu restes avec moi à l'intérieur, en attendant que le temps devienne un peu plus clément ? ». Il chérit vraiment cette phrase, parce qu'il a l'impression d'avoir réussi, de ne pas avoir été rejeté. Ça fait tellement longtemps que ça ne lui est pas arrivé qu'il en est touché. Une petite phrase toute bête, pourtant, mais qui signifie beaucoup pour un cœur brisé.
« En effet, ça vaudrait mieux. » répond Spencer d'un ton calme, comme s'il allait lui-même faire cette proposition dans les minutes qui suivraient.

ils s'éloignent un peu de la caisse afin d'éviter de bloquer les autres clients. Spencer a calé le livre contre lui, dans une attitude qu'il espère plus détendue que possessive. Il trouve cela vraiment étrange de faire quelques pas en compagnie de quelqu'un de vraiment normal. Il estime alors qu'ils ont assez parlé littérature pour le moment. Même s'il aime bien ce sujet, il n'est pas venu vers elle pour discuter de ses goûts à lui. Il lui semble qu'à présent, ils ont franchi une première étape, certes petite, mais importante. Ils ne sont pas encore amis, mais ils ne sont plus des illustres inconnus. Fort de cette certitude, il décide d'entamer la pente dangereuse qu'il voulait prendre depuis le départ.
« Tu sais, fit-il sur le ton de la conversation, je t'ai déjà vue plusieurs fois à Poudlard. Je me doutais que tu veux d'une famille plutôt riche, à cause de ton élégance naturelle, mais quand j'ai appris qui tu étais, j'étais scotché. Bon, c'est vrai, c'est une école pour riches, à la base, mais quand même. Je trouve ça ahurissant ! Tellement britannique, aussi. Rien qu'avec ça, je me sens fier de ma nationalité. »
Spencer se tait brusquement en se rendant compte qu'il avait encore fait dériver la conversation sur lui. Mais en même temps, ils sont loin d'avoir une de ces discussions détendues entre amis. Chacun d'eux fait des efforts à sa façon, même si Spencer est trop obnubilé par Lula pour se rendre compte des siens. Il y aurait presque de la place pour de grands vides.
« Enfin bref. » conclut rapidement Spencer, comme s'il avait l'intention de continuer sur un autre sujet.
Mais sur le coup, rien ne lui vient, parce qu'il se met à observer plus attentivement Lula. Il a l'impression qu'il peut se le permettre maintenant, mais il essaie quand même de rester discret, car il ne veut pas qu'elle l'assimile à un pervers quelconque. Elle a un visage particulier. Sans ressembler à une poupée de porcelaine, elle a un regard doux et est faite pour sourire. Elle ressemble un peu à ces femmes tant célébrées par les poètes romantiques anglais... est-ce pour cela que Spencer la regarde avec tant d'insistance ?
Puis il détourne le regard, conscient que le prolonger deviendrait très malpoli et songeant à quel point il est plus simple de chercher à vexer les autres.
« Qu'est-ce que tu comptes faire après tes études ? » demande alors Spencer sans aucune transition.
Il ne sait pas pourquoi il pose la question, mais ça lui paraît important. Pour savoir ce qu'elle compte faire de sa vie. Pour savoir où elle se trouvera quand elle sera hors de sa vue.


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☐ chose à faire
☆ Call me maybe : il était une fois un veaudelune des bois, qui se cherchait une fratrie à la tombée de la nuit pour dessiner des cercles concentriques sur une étendue désertique.
MessageSujet: Re: On ne rencontre pas une princesse tous les jours. • Lula   Lun 24 Juin 2013 - 5:13

- Mardi soir, librairie Scribenpenne -
Spencer est touchant. C'est le mot le plus juste pour le décrire qui me vient à l'esprit. Nous nous sommes éloignés de la caisse, afin de libérer le passage et de ne pas gêner les éventuels clients qui pourraient arriver. Alors qu'il m'explique, sur le ton de la conversation, que ça fait un moment qu'il m'observe, je ne peux m'empêcher de sourire. Ce n'est pas un de ces sourires faux que j'adresse aux gens à longueur de journée, oh non ! Celui-là, c'en est un vrai, un sincère. Décidément, ce garçon me fait du bien ! Oui, il fait du bien à ma tête, ma pauvre tête toute cabossée en dedans. Bah ! Je crois bien que lui et moi, on se ressemble. « Qu'est-ce que tu comptes faire après tes études ? » La question me surprend, alors que je fais semblant de regarder les livres derrière lui pour le laisser m'observer. « Oh ! » Et bien, Lula ? C'est tout ce que tu peux faire ? C'est embêtant, vraiment. Oserais-je lui confier mes projets ? Je ne connais pas ce garçon depuis longtemps, et je devrais, comme toute personne censée, ne pas m'ouvrir trop à lui, car c'est la première fois que nous nous adressons la parole ! Mais j'ai, par de nombreuses fois, prouvé mon détachement des règlements et autres lois nous régissant. J'hésite, une seconde, deux secondes, et puis trois avant de répondre. Juste avant de le faire, je glisse une mèche rebelle derrière mon oreille. Petite Lula, te voilà timide ! Non ! C'est faux ! « Et bien, en fait, je ne sais pas si tu es au courant, mais je suis des cours de criminologie, à Poudlard, et je voudrais ... Ah ... Je ne l'ai pas dit à beaucoup de monde, alors tu vois, je suis un peu ... Bah ! Je me lance ! Je voudrais être détective privé. » Je rougis. Je rougis ! Mais enfin, que m'arrive-t-il ? Je serre un peu plus fort le livre contre moi, et ça se voit. « Et ... Pas à n'importe quel endroit. » Là, je me sens idiote. Je sais que je vais avoir l'air d'une fille à papa quand j'aurais dit cela, mais je crois que je ne peux pas m'arrêter, c'est trop tard, je suis allée trop loin dans ma confidence pour faire machine arrière. « En fait, mon père possède la maison qui est au 221b Baker Street. » Et cette maison me revient de droit. Ca, je le garde pour moi. Hors de question d'accabler Spencer de mes problèmes familiaux. Je pousse une pile de livre sur un banc et fait assez de place pour nous deux. Je m'y assieds et invite Spencer à faire de même. La librairie est silencieuse, les clients qui restaient il y a quelques minutes sont partis et le propriétaire s'est planqué dans l'arrière boutique, comme d'habitude. Nous sommes seuls. Nous sommes seuls, et je n'ai aucune envie que ce moment finisse. Que je le veuille ou non, je me sens bien, ici, avec Spencer. Quelque chose me dit que je peux lui faire confiance, et pour une fois ... j'ai envie de croire à cette relation. Quelle que soit la tournure qu'elle prend. « Et toi ... Tu veux faire quoi, plus tard ? » C'est un retour de question des plus banals, je le sais, mais pour moi, c'est surtout pour savoir où il sera quand je ne le verrais plus, où le trouver.



AMIANTE - Je serais l'amiante de ta vie, qui empoisonnera tes nuits amoureusement. Tu goûteras à mon amiante au jour tombant, et tu comprendras pourquoi je vois la vie ainsi. Et nous plongerons tous deux dans les arabesques de la débauche. © RANG.
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MessageSujet: Re: On ne rencontre pas une princesse tous les jours. • Lula   Sam 29 Juin 2013 - 11:11

Lula & Spencer
On ne rencontre pas une princesse tous les jours. #4


sa question semble la surprendre alors qu'il pensait que c'était typiquement le genre d'interrogation qui ne gênerait personne. En fait, il aurait dû y réfléchir à deux fois, parce que lui-même n'est pas trop sûr de ce qu'il veut faire plus tard. C'est pour cela qu'il a choisi deux options complètement différentes, en sciences et en droit : Spencer espère avoir un jour l'inspiration nécessaire pour trouver ce qu'il veut faire de sa vie. En attenant, il n'y pense pas, parce qu'il ne veut pas angoisser. Et pourtant, c'est une des premières questions qu'il pose vraiment à Lula, comme si c'était d'une importance capitale.
Elle semble hésiter à lui confier ses projets. Spencer se dit qu'il est allé trop vite, encore une fois, et qu'il aurait mieux fait de partir sur une question plus anodine. Son projet professionnel est certainement tenu secret. Même si l'école et les professeurs adorent savoir ce que comptent faire les élèves plus tard, pour ces derniers cependant, avouer son rêve d'avenir n'est pas une mince affaire car cela révèle beaucoup de la personnalité des gens. Tandis que Spencer envisage de dévier sur un autre sujet, Lula finalement répond. La première chose que Spencer découvre, c'est l'existence d'un club de criminologie à l'école. Ah bon ? Il s'est peu renseigné sur les clubs quand lui-même s'y est inscrit, et s'il se rappelle bien, il cherchait à trouver quelque chose qui l'éloignerait de son pseudo-meilleur ami, mais maintenant, il n'est plus trop sûr - peut-être voulait-il faire plaisir à ses parents. Heureusement, Spencer n'a aucune envie de se lancer dans ce domaine. Mais il remarque que ça intéresse vraiment Lula, alors il réussit à surmonter sa peur instinctive des criminels et à ne pas se laisser frissonner. Il ne peut s'empêcher d'être étonné par le projet de carrière de la Poufsouffle. Détective privé, un métier qui a l'air tout droit sorti des livres policiers. Spencer se demande s'il doit demander des précisions ou non, mais il se dit qu'il aura l'air d'un ignare. Il ignore ce en quoi consiste exactement ce métier. Toute l'image qu'il en a, c'est celle de Sherlock Holmes qui résoud des enquêtes policières avec des méthodes particulières, mais ce personnage datant du XIXe siècle, il se doute déjà que les méthodes d'investigation doivent être différentes, en particulier grâce aux nouvelles technologies qui doivent grandement aider les enquêteurs. Il regrette alors de ne pas être friand de série policière, car il aurait eu une meilleure idée de ce qu'elle voulait faire. Craignant de paraître ridicule, il se tait donc, et son silence est récompensé par la suite. Lula ménage un peu de suspense qui aurait de toute façon réussi à faire oublier à Spencer qu'il hésitait à l'interroger sur ce métier. Un endroit particulier, dit-elle ? Spencer ne sait pas où exactement est le meilleur lieu pour devenir détective privé, mais tant qu'à faire, autant que ce soit dans un quartier chic, c'est évident. Et là, elle lui révèle que son père possède la fameuse demeure de Sherlock Holmes.
Étonné, Spencer se met à sourire, tout content de voir qu'il a au moins une référence commune avec elle, même si elle lui est venue en parlant de son métier. Ce lieu est mythique et n'importe qui rêverait de le visiter. Cependant, même s'il s'attendait bien à ce que ses parents aient de grandes demeures, il n'aurait jamais parié sur celle-ci. Tandis que Lula libère un banc pour qu'ils puissent s'asseoir, Spencer est véritablement impressionné.
« Baker Street, j'imagine que c'est le rêve de tous les détectives ! s'émerveille-t-il comme s'il y connaissait quelque chose. Donc je suppose que tu vas aller travailler là-bas ? C'est vraiment génial, ça ! »
Et Spencer s'assied à côté d'elle. Il trouve cela un peu étrange, car il a l'impression qu'ils sont déjà un peu amis. Il n'avait pas ressenti ça depuis si longtemps qu'il se dit qu'il est sur la bonne voie pour changer sa vie. Il a envie de devenir heureux, pour une fois. Étrange, non ? Il n'avait jamais eu cette envie auparavant. Se morfondre, se plaindre, vouloir se venger, oui, et depuis récemment, retrouver un semblant de normalité. Mais le bonheur, ça jamais. Spencer ne s'était jamais dit qu'il avait droit d'être heureux. Pour la première fois, il semble penser à son avenir, et cela tombe bien, parce que Lula lui retourne justement sa question.

« Hum... »
Spencer prend le temps de réfléchir à ce qu'il va lui dire, même s'il sait qu'il ne trouvera pas sa vocation en si peu de temps. Il cherche au moins à voir s'il n'y a pas quelque chose qu'il apprécie tout particulièrement, qui le tenterait plus que les autres, mais il a peur de paraître ridicule et mal informé. En effet, Lula fait tout pour que son rêve devienne réalité, mais lui se contente de se laisser vivre en attendant l'inspiration. Ce n'est certainement pas la bonne méthode.
« En fait, je sais pas trop... je n'y ai jamais vraiment réfléchi... enfin, disons que je n'ai pas trop eu l'occasion de réfléchir vraiment à mon avenir. »
La réponse lui paraît satisfaisante, mais Spencer craint que Lula pense qu'il n'a pas envie d'en parler. Et d'une certaine manière, il n'a pas vraiment envie de parler de son avenir à cause de son passé, ce foutu passé qui justifie tout, qui le colle à la peau et a toujours formé une barrière incroyablement forte à tous ses projets. Il n'arrive même plus à se rappeler ce à quoi il aspirait à la fin de l'an dernier, avant que les résultats ne tombent, mais il lui semble qu'à cette époque déjà, il n'avait plus de projet. La dernière fois qu'il avait pensé à son avenir, ça devait être avant... bien avant... peut-être même avant Poudlard, quand il avait six ans et que son père avait fait faillite. En y réfléchissant bien, l'enfant qu'il avait été avait dû se mettre en tête qu'on ne pouvait jamais rester au sommet. Mais c'est ridicule, car à présent, sa famille n'est plus dans une situation aussi délicate qu'auparavant. Sauf qu'il ne pense pas à sa famille, seulement à lui-même.
Alors, faut-il lui dire... ? Ou plus exactement, peut-il lui dire ? Il ne sait pas pourquoi, Lula lui paraît être la personne idéale pour parler de lui-même. Spencer n'est pas prêt à avouer tous ses secrets, mais il y en a au moins un qu'il peut avouer à présent sans craindre, sans trop savoir pourquoi. C'est là qu'il se rend compte qu'il plonge vraiment à l'eau et qu'il cesse d'échanger des banalités avec elle. Il devient sérieux et se met alors à dire à mi-voix, comme pour éviter que quiconque d'autre l'entende...
« J'ai toujours été assez hésitant sur mon choix d'orientation, je n'ai jamais su ce que je voulais faire, mais ça ne m'avait jamais posé problème jusqu'à... »
Spencer est conscient d'entrer dans le vif du sujet, mais les mots restent encore dans sa gorge et refusent d'en sortir. Il essaie de se calmer en se disant qu'il risque d'alarmer Lula s'il ne continue pas sa phrase. En quelque sorte, il doit prendre ses responsabilités.
« Jusqu'à l'année dernière, réussit-il enfin à dire. En fait, avec l'annonce des résultats des examens d'entrer dans le second cycle... J'étais extrêmement déçu par les résultats. Je veux dire... c'est un peu l'un des examens les plus importants de notre scolarité à Poudlard, et j'ai eu les plus mauvais résultats de ma vie. J'ignore ce que j'ai foiré, mais j'ai vraiment foiré. Et après, j'ai fini dans la L Team, et ça m'a vraiment donné l'impression d'être... sans personnalité... C'est peut-être vrai, d'ailleurs, mais depuis, je n'ai plus du tout confiance en mes capacités. L'année prochaine, je risque de descendre en A, et ça me rend malade... même si je fais des efforts pour rester à niveau ! »
Spencer semble répondre à une accusation que Lula n'a pas faite, mais il ne veut surtout pas lui laisser penser qu'il est fainéant. D'ailleurs, tel qu'il présente son problème, il se trouve vraiment ridicule : il a honte de choses qui sont honorables et paraît ingrat et arrogant. Il ne peut quand même pas attendre d'être toujours le meilleur, et pourtant, le savoir lui faisait quelque chose.
« Désolé, s'excusa-t-il. Je me suis emporté. Je sais que vu comme ça, ça n'a pas l'air très grave, et tu dois me trouver ridicule, mais bizarrement, ça compte vraiment pour moi. »
Il baissa les yeux vers ses chaussures. Il s'étonne de ne pas y voir la moindre trace de pluie, même s'il ne pleuvait pas quand il était entré dans la bibliothèque. Pourtant, Spencer est convaincu qu'il aurait dû être touché par cette pluie. Étrange conviction.


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