Partagez | .
 

 Morphine .:|:. Oh oh ! It's closed !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
☆ Inscription : 15/02/2013
☆ Messages : 248
☆ Célébrité : Taylor Swift
☆ Me, myself & I : Joyce
☆ Dispo : présent(e)
☆ Blaze : Kittytwist
☆ Crédits : Emi
☆ Réputation : 3
☆ Âge : 17 ans
☆ Études : 11th grade Journalisme
☆ Côté coeur : RAS
☆ To do list :
Spoiler:
 

☆ Call me maybe : il était une fois un veaudelune des bois, qui se cherchait une fratrie à la tombée de la nuit pour dessiner des cercles concentriques sur une étendue désertique.
MessageSujet: Morphine .:|:. Oh oh ! It's closed !   Jeu 7 Mar 2013 - 8:30

Il commence à se faire tard. Pourtant, on est toujours assise à une grande table, des livres un peu partout étalés. Ou plutôt, étalés sans ordre logique de mon côté et bien rangés chez Gabrielle. Beaucoup se demande comment on peut être amies toutes les deux. On est tellement différentes... Ce qu'ils ne comprennent pas, c'est qu'on se complète. Et là est notre force. Bref, on est donc toutes les deux à la bibliothèque pour travailler. Pour se maintenir au niveau, il ne faut pas se la couler douce. Être en Optimal est une lourde charge. Cela veut dire travailler. Et puis, quand on est classé chez les populaires, c'est une pression supplémentaire. Donc, il faut être au top dans tous les domaines. Côté style, on a Juliet. Côté influence, on peut faire confiance à nos dons respectifs. Après, l'intelligence fait le reste... Et d'être à Serpentard aussi. Riches, belles, influentes et loin d'être idiotes. Voilà qui nous sommes.

Je regarde ma montre. Il est tard. Mais le devoir est loin d'être terminé. Devoir d'histoire. Aussi rasant que le prof l'est. Je soupire en ouvrant un autre livre. Je n'ai aucun problème avec les devoirs écrits. C'est même là où j'excelle. Et heureusement pour moi qu'il y a 90% d'écrit à Poudlard, sinon, j'aurai plus de mal à avoir d'excellentes notes. J'y arriverai, soyez-en certains... Il faudrait juste que je travaille deux fois plus. Mais pour le moment, je me concentre sur la période victorienne. Binns arrive pourtant à faire endormir tous ses élèves alors qu'il y a tellement de choses à apprendre ! rien qu'en littérature, on arrive à remplir des bibliothèques entières. Il arrive même à m'endormir le cerveau. C'est bien le seul intérêt que j'ai à aller dans son cours. Je peux rattraper des heures de sommeil quand je fais des insomnies, ce qui n'est pas anodin vu qu'en ce moment, je trouve que j'en fais de plus en plus. Les inconvénients à avoir une tête trop remplie.


Tu me passes le livre sur Darwin, s'il te plait ?

On a tellement l'habitude de parler en français que je ne fais même plus attention quand j'emploie la langue de Victor Hugo. Une fois que Gabrielle me l'ait donné, je commence à lire un passage qui me semble important. J'écris quelques lignes pour me souvenir de détails importants et je repousse le livre plus loin, entraînant d'autres avec lui. L'organisation n'a jamais été mon dada. Je laisse toujours tout traîner, au grand damne de mes camarades de chambres. Mais c'est ce qui fait mon charme, non ? Bon d'accord, je pourrai me passer de ce trait de caractère... Sauf que je ne le fais pas exprès, je vous le jure !

Allez, ce sera tout pour aujourd'hui. Je m'étire en baillant bruyamment.


Tu as fini ? Je stoppe pour ce soir.

Je me lève pour aller ranger deux livres. Je remarque seulement maintenant que la bibliothèque est vraiment trop calme. Tant pis pour les autres s'ils n'ont aucune volonté pour travailler.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
☆ Inscription : 08/02/2013
☆ Messages : 44
☆ Célébrité : Anna Speckhart
☆ Dispo : présent(e)
☆ Blaze : Aromatic Elixir
☆ Crédits : Kittytwist & Tumblr
☆ Réputation : 0
☆ Âge : 17 ans
☆ Études : 11th Grade & membre des Headliners & Responsable du club d'échecs
☆ Côté coeur : C'est ineffable.
☆ To do list :
Spoiler:
 

☆ Call me maybe : il était une fois un veaudelune des bois, qui se cherchait une fratrie à la tombée de la nuit pour dessiner des cercles concentriques sur une étendue désertique.
MessageSujet: Re: Morphine .:|:. Oh oh ! It's closed !   Jeu 7 Mar 2013 - 9:26

L'excellence est plus qu'une fin en soit. C'est un art de vivre, un objectif à atteindre, que l'on peut frôler du bout des doigts sans pourtant jamais l'attraper vraiment. C'est un tout, une manière de se comporter, un quelque chose dans la démarche, d'appréhender le monde et ses semblables. C'est aussi l'un des uniques sacerdoce de Gabrielle Greengrass. Que ça soit via sa façon de s'habiller, de s'exprimer ou encore de marcher, tout, absolument tout, chez la jeune femme exprimait ce désir d'être irréprochable à toute occasion. Que ses cheveux soient raides ou savamment bouclés, ses tenues élégantes ou méticuleusement débraillées, la Serpentarde n'était jamais négligée. Se laisser aller ? Expression inconnue à son vocabulaire. Jusqu'à ses pyjamas exprimaient ce besoin de ne jamais rien laisser au hasard. Certains la diraient maniaque. Et ils auraient raison. C'était ce qui faisait sa force, d'ailleurs. Le souci du détail, une minutie qui forçait le respect... A bien des égards, elle était loin d'être un cadeau. Dans ses instants de rare clarté totale, elle se rendait bien compte qu'elle avait une fâcheuse tendance à compisser sans remords la fange qu'elle fréquentait tous les jours... Mais un bref récapitulatif du pourquoi elle se permettait d'être aussi sévère envers ses semblables la dédouanait de tout remord. Gabrielle n'était pas gentille par nature, bien qu'elle se donnât un mal de chien pour le faire croire à tout le monde. Ses actes, pour le grand public, n'étaient jamais désintéressés bien que chacun d'eux respirent une bienveillance presque écœurante. En fait, il n'y avait que les proches qu'elle avait elle-même triés sur le volet pour bénéficier de sa générosité et de son altruisme. Lookas, par exemple, faisait les frais de l'amitié que Gabrielle lui portait, mais savait s'en accommoder. Sans son amie, la blondinette aurait probablement terminé chez les Poufsouffles, où elle se serait fermement ennuyée et se serait petit à petit éloignée de Juliet et elle. Gabrielle aurait dû laisser faire ? Certes non ! Elle n'entendait pas laisser sa place de meilleure amie à la première Pouffe venue ! Un peu, donc, pour « sauver » Lookas, beaucoup plus pour son confort personnel, la Serpentarde dans l'âme avait manœuvré jusqu'à sa meilleure amie pour atteindre ses objectifs. La vraie question que les compagnes de chambrée seraient en droit de se poser étant de savoir si Gabrielle serait capable de les sacrifier pour obtenir ce qu'elle voulait. Difficile question, à laquelle même Miss Greengrass n'a pas encore su trouver de réponse, oscillant entre le oui franc et le non péremptoire au gré de ses humeurs.

Une jambe élégamment croisée sur l'autre, des livres soigneusement disposés par ordre de pertinence à la page adéquate autour d'elle, aussi carrés que si elle avait pris le temps de mesurer chaque écart entre eux, Gabrielle était à des années lumières de penser à sa meilleure amie. Elle l'aimait, certes, énormément, mais la Serpentarde était bien trop sérieuse pour bâcler ses devoirs, en particulier en Education Civique, Juridique et Sociale. D'une part, si elle prétendait un jour devenir la meilleure avocate que cette foutue planète ait porté, elle ne pouvait se permettre d'obtenir une autre note qu'un Optimal en la matière, d'autre part, elle avait un professeur particulièrement exigeant à contenter. Heureusement pour elle, une à deux heures de cours avec lui lui avaient suffit pour appréhender le mécanisme de réflexion de son professeur. C'était beaucoup plus long que pour la moyenne des gens, Gabrielle ayant l'habitude de cerner les personnes en un coup d’œil, voire deux paroles, à peine, mais l'exercice avait été particulièrement instructif. Il lui avait permis de déterminer très exactement ce qu'il convenait de mettre dans ses copies pour obtenir la note qu'elle voulait. C'était, d'ailleurs, la même chose dans toutes les matières, et ce, même en philosophie. Gabrielle ayant compris depuis longtemps que l'école, dans sa globalité, ne visait qu'à donner l'illusion du libre-arbitre aux moutons alors qu'on ne faisait que les conditionner et leur tailler une façon de penser bien proprette, les devoirs écrits servaient beaucoup moins aux professeurs à vérifier la quantité d'informations appréhendées et apprises que la qualité de leur lavage de cerveau. Si on leur mettait ce qu'ils voulaient lire, c'était bête comme chou, le tout étant de déterminer ce qu'ils voulaient lire. Évidemment, cette partie était la plus facile pour Gabrielle, qui poussait la manipulation à un niveau supérieur. Ses devoirs écrits n'étaient donc qu'un condensé des informations pertinentes qu'elle relevait, et savamment orchestrées via les bons mots de liaison. C'était aussi simple que cela, même si horriblement chronophage et requérant un calme olympien.

« Tu me passes le livre sur Darwin, s'il te plaît ? » Prenant ledit livre Gabrielle le tendit à son amie sans même lever les yeux de sa copie. Elle aimait l'accent chantant que la langue britannique donnait à la langue de Molière. Une façon différente quoique très compréhensible d'articuler les syllabes et de prononcer les sons... C'était joli. Elle espérait d'ailleurs que, même si elle pratiquait régulièrement cet idiome complexe et riche de nuances, son propre accent anglais ne s'estomperait jamais. Elle entamait le dernier paragraphe de son devoir quand elle sentit l'attention de Lookas chuter. Ça ne manqua pas. Quelques secondes plus tard... « Tu as fini ? Je stoppe pour ce soir. » Le stylo suspendu au-dessus de sa copie, la Serpentarde acheva d'organiser ses idées, avant d'entamer une nouvelle phrase. « Encore un moment s'il te plaît... » Sa voix était basse, absente. Dans ce genre d'occasion, le calme de Gabrielle était proche de la catatonie. Elle était plongée dans ses réflexions et recherches, faisait parler la science du verbe, et supportait très mal les intrusions. Les rares fois où Lookas et Juliet avaient pu assister à une violente réaction à chaud de Gabrielle, elle d'habitude si calme, c'est quand un tiers avait décidé de la déranger en plein travail. Leur amie était patiente, mais il ne fallait tout de même pas exagérer et tirer sur la corde. Un bon quart d'heure plus tard cependant, son paragraphe, ainsi que son devoir, étaient terminés. Avec un sourire conquérant, elle rangea son stylo et commença à refermer délicatement les livres dont quelle avait eu besoin. Elle se relirait le lendemain, ça serait beaucoup plus intéressant. Loin de se se sentir oppressée par le silence ambiant de la bibliothèque, elle semblait plutôt s'y épanouir avec beaucoup de sérénité. Sans publique à charmer, elle n'avait pas besoin de porter de masque. Elle pouvait se détendre. Elle offrit donc un doux sourire à son amie. « Voilà. Pardonne-moi d'avoir traîné. Ça a été pour toi ? Tu as fait l'histoire non ? » Refermant son sac besace, elle le mit sur son épaule et rejoignit Lookas pour prendre avec elle la direction de la sortie. « C'est une bonne idée de parler de Darwin dans un devoir à propos des grandes théories contemporaines. Tu n'as pas oublié de préciser que ces nigauds d'américains continuent de bouder sa théorie de l'évolution au profit du créationnisme ? » Avec un sourire amusé, la Serpentarde appuya sur la poignée de la bibliothèque et poussa... Sans succès. Elle se recula légèrement, « Tiens, c'est étrange... », et retenta sa chance. Rien. « Tu veux bien essayer d'ouvrir s'il te plaît ? Moi je n'y arrive pas. » De deux choses l'une... Soit elle s'y prenait comme un manche pour ouvrir une porte, tout de même, soit elles étaient enfermées dans la bibliothèque. Elle devait avouer que pour son orgueil, elle priait très fort pour que Lookas ne parvienne pas plus qu'elle à ouvrir la porte...