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 Expectation is the root of the heartache...

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MessageSujet: Expectation is the root of the heartache...   Mer 20 Fév 2013 - 6:35


    Adossé contre le mur frais et humide, les bras croisé sur mon torse décontracté, je jetai un petit coup d’œil à ma montre. Elle était en retard. Je l’avais pourtant prévenu qu’il fallait que ce soit avant le levé du soleil, que l’aurore était toujours le meilleur moment pour prendre les plus belles photos. Je savais qu’elle me détestait déjà, Lookas n’était pas ce genre de fille à se lever à cinq heures du matin un dimanche matin, mais qu’importe, elle avait accepté de jouer les modèles pour moi, alors il lui fallait assumer à présent. Mon appareil photo dernier cri pendait sur mon torse, accroché à une lanière qui maltraitait ma nuque tendue. Enfin, j’entendis des bruits non loin, et bientôt Lookas fit son apparition dans mon champ de vision. Elle était divine, bien sûr, même au petit matin. Sa chevelure blonde légèrement en bataille lui donnait un air sauvage que même un appareil photo plus que performant n’aurait su fixer. Un sourire en coin se dessina sur mes lèvres lorsque je vis ses yeux encore irrités par la nuit de folie que nous venions de passer. Nous avions passé notre samedi soir en boîte de nuit avec des amis en commun, à danser, boire et fumer. Un samedi soir comme les autres en somme. De vagues souvenirs de mes mains qui glissaient sur les hanches hanche de la belle, quelques baisers volés, et quand bien même nous aurions pu finir la nuit ensemble, je n’avais pas voulu, lui assurant qu’il lui fallait dormir un peu pour être resplendissante pour la séance photos. Pour ma part, je n’avais pas dormis, mes pensées s’étaient toutes tournées vers une seule et même personne, et avaient empêché Morphée de s’occuper des mes songes. Ma voix basse s’éleva dans le silence ambiant, tandis que je passai une main sur la joue de Lookas ‘Alors beauté, la nuit a été brève ?’ Moquerie gentille, et j’apposai mes lèvres sur sa joue avec douceur dans un baiser de chasteté. Gentleman, je glissai une main dans son dos pour la pousser à avancer en direction du grand hall encore vide. Même les lèves-tôt n’était pas encore debout à cette heure ci, et je sentais une vague de liberté envahir mon organisme, un sentiment de force et de bienêtre. Le monde appartient à celui qui se lève tôt, j’avais l’impression que ce dicton allait se révéler exact. Nos pas feutrés résonnaient dans les couloirs déserts, et seules nos respirations paisibles venaient troubler la quiétude environnante. C’était ce que j’aimais avec Lookas, pas besoin de parler pour se faire comprendre. Il n’y avait jamais eu de silence gênant entre nous, juste du calme et de la complicité. Je ressentais sa fibre artistique, et je ne cessai de penser : ta place n’est pas chez les verts et argents, beauté. Mais son air hautain et dédaigneux me rappelait un peu mieux combien elle était à sa place, au contraire. Quand on la connaissait, Lookas était une fille formidable, mais de loin, elle n’était qu’une petite fille à papa. Qu’importait, je l’aimais pour ce qu’elle était. Enfin, nous arrivâmes devant les grandes portes de chêne. ‘J’espère que tu as pris de quoi te couvrir, il risque de faire frais, ce matin.’ Et en effet, il faisait un temps glacial. Le ciel était dénué de tout nuage, et bien sûr, le givre avait recouvert le sol qui crissait déjà sous nos pas. Les dernières étoiles finissaient de s’éteindre dans le ciel rosâtre. Derrière la forêt, il me semblait que le soleil peinait à sortir de sa couche nocturne et avait suspendu sa course dans les cieux. La lumière était parfaite, une clarté-obscure comme je les aimais.

    Je tournai ma tête vers Lookas qui n’avait pas prononcé un mot depuis que nous étions sortis. Etait-ce ses dents que j’entendais claquer ? Un sourire amusé s’esquissa sur mes lèvres tandis que je passai un bras autour de son épaule pour mieux la frictionner et lui donner un peu de ma chaleur humaine. ‘Prête à jouer les Venus ?’ Et quelle Aphrodite elle faisait, avec ses boucles blondes et sa peau de poupée de porcelaine. Je me surpris à la dévorer de mes yeux voraces, à me délecter de ses courbes pourtant maintes fois parcouru. Pourquoi nous étions nous séparés déjà ? A oui, la fidélité semblait un trait de caractéristique inconnu de nos cœurs assaillis. Alors nous étions restés amis, fusionnels et complices, des amants maudits oubliés, rien de plus. J’entraînai la belle vers le fond du parc jusqu’à un chêne centenaire qui semblait attendre son heur de gloire. Je décidai qu’il serait l’unique compagnon de Lookas sur les clichés. ‘Cet arbre sera parfait …’ Je la pousse doucement contre le tronc rugueux mais étonnamment tiède. Un instant nos corps se frôlèrent, et son parfum épicé vint éveiller mes narines. Quel doux parfum, réconfortant. Il me semblait que cela faisait des jours que je ne m’étais pas senti aussi bien dans mon corps. Pourtant, dans un coin de ma tête, Millicent revenait encore et toujours, comme une héroïne qu’on chérit un peu trop, une piqûre de rappel qui vous réveille alors que vous êtes au bord de la somnolence. Je posai mon front contre celui de Lookas et fermai les yeux un instant, savourant ce moment de quiétude. Enfin, après de longues secondes revigorantes, je me reculai doucement. Je replaçai une mèche derrière l’oreille de Lookas, et relevai mon appareil photo. ‘Je te dirais bien de faire l’amour à l’objectif, mais je risque d’être jaloux.’ Un petit éclat de rire rauque. Et la belle de me retourner un regard de braise. Il y a des filles, comme ça, dont l’emprise ne vous lâche jamais, Lookas était l’une d’elle.
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MessageSujet: Re: Expectation is the root of the heartache...   Ven 22 Fév 2013 - 7:35

Ca fait du bien de dormir. Aucune pensée parasite pour me pourrir la journée. Cette créativité débordante me laisse enfin e paix… C’est reposant. Et puis… Rho mais chut ! Donc je disais que… MAIS CHUT ! Mais qu’est-ce donc ce « truc » horripilant qui veut me réveiller ? Ma main brasse l’air en voulant pousser ce qui dérangeait son sommeil. Au bout de quelques secondes à bougonner, j’ouvre un œil et tente de trouver l’instigateur de ce boucan. C’était mon portable qui me sommait de me lever. J’appuie sur la touche avec force en râlant. Pourquoi cet idiot de portable s’est mis à sonner ? On est dimanche ! Surtout que j’ai remarqué qu’il affiche cinq heures du matin ! Il est devenu fou ! En plus, avec la soirée d’hier, avec Léo qui… LEO ! Je me réveille d’un bond et je me rue vers la salle de bain. Je fais la grimace quand je vois mon reflet. Le maquillage a coulé ce qui fait que j’ai l’impression de m’être battu. Mon teint est plutôt blafard et la nausée, couplée avec un mal de tête, commencent à s’installer. J’ai trop bu et c’est de sa faute ! J’attrape un disque à démaquiller et rapidement, j’enlève les traces de khôl. Ce n’est pas mieux. J’ai une tête à faire peur. Pourquoi j’ai accepté cette séance photo déjà ? Quelques verres et un sourire ravageur. Je te hais. A la va vite, j’applique de l’anti cerne et du fond de teint, passe un coup de brosse dans ma chevelure dorée et je me rue sur mon armoire pour prendre à l’aveugle un pantalon et un haut. Jean bleu foncé et un pull long bleu clair qui dénude négligemment une de mes épaules. J’enfile tant bien que mal des bottes beiges en daim et je me rue dans les couloirs. Je suis en retard… Tant pis !

Il m’attend déjà. Il a l’air frais comme un gardon. Maudites lubies de photographe. Je tends la joue quand il pose ses lèvres dessus et je ne peux m’empêcher de grogner quand il me taquine.


Pourquoi tu ne préfères pas les couchers de soleil ? C’est très beau tu sais !

Il m’entraîne vers l’extérieur et nous marchons tranquillement. Je n’ai même pas la force de parler, une première. Il faut dire que mon cerveau est encore embué par l’alcool et par le manque de sommeil. Hier soir, après quelques baisers fiévreux échangés avec Leo, il m’avait gentiment repoussé, prétextant qu’il fallait aller se coucher pour être en forme. J’étais frustrée et j’avais passé la majeure partie de la nuit restante à écrire pour me défouler. Mais je n’avais pas pu refuser. Un sourire vient se dessiner quand je repense à toutes ses nuits de folie que nous avions passées. Je connaissais sa réputation et lui savait que mes relations étaient plutôt du genre courtes. Heureusement pour lui qu’il m’avait abordé en soirée, j’aurai refusé qu’il m’approche dans un autre cas. Ce n’est pas que je dénigre les autres maisons… Mais… Un peu tout de même. Surtout qu’il n’est pas en optimal. Cela veut dire qu’il ne donne pas le meilleur de lui-même, ce que je n’accepte pas. J’exige l’excellence, tant pour moi que pour mon entourage… Mais il se rattrape dans un autre domaine qu’il lui a valu mon attention pleine et entière. C’est pour ça que, même si on n’est plus ensemble, il nous arrive de nous retrouver pour partager un moment de plaisir. Nous avons gardé une complicité telle que parfois, on nous demande si on est encore ensemble. Ce par quoi je leur réponds soit par un éclat de rire hautain, soit par un clin d’œil malicieux, tout dépend de mon humeur.

L’air est très frais et de la fumée blanche sortant de nos bouches témoigne la température extérieure. Et non, je n’avais rien pris pour me couvrir. Je me presse contre le poufsouffle pour me réchauffer et je tente d’atténuer mes claquements de dents. Ce n’est pas la première fois que je sois debout à cette heure pour lui servir de modèle… Et à chaque fois, je me jure de ne plus jamais accepter. Sauf qu’il a TOUJOURS des arguments solides pour m’entraîner une fois de plus dans la nature à cinq heures du matin.


Prête à jouer les Venus ?
Comme toujours Leo !

Cette fois-ci, un seul arbre servira de décor pour cette séance photo matinale. Avant de commencer, nous partageons un moment de tendresse et je ferme les yeux en me laissant bercer par son parfum qui m’assaille les narines, dû par la promiscuité de nos deux corps. Avec tendresse, il place une mèche de cheveux derrière l’oreille. Je lève les yeux au ciel et lui répond par une légère tape à la tête.

T’es qu’un idiot avec un sourire à damner une sainte.

Je m’éloigne du blond et je m’approche du tronc, tout en m’étirant. Je sautille un peu sur place pour me réchauffer. C’est qu’il fait vraiment froid en fait ! J’espère ne pas tomber malade. J’entends déjà crépiter l’appareil photo. Je lui fais face en changeant prenant diverses poses, de quoi me mettre dans l’ambiance.

Bien. Tu veux quoi ce matin, Leo ? Du précis ou du total free ? Oh attends… J’ai une idée.

J’attrape une branche basse et je me hisse dans le chêne pour venir m’installer sur une lourde branche. Je me cale contre le tronc, lance pendre une jambe tandis que je ramène l'autre contre ma poitrine. Je m’amuse à regarder le ciel plutôt que Leo, comme s’il n’existe pas.

Tu sais, hier soir, je t’en ai un peu voulu… Dis-je avec un sourire coquin.


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