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 Ces plaisirs violents ont des fins violentes.

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MessageSujet: Ces plaisirs violents ont des fins violentes.   Mar 19 Fév 2013 - 19:29


    Assis dans un fauteuil près du feu chatoyant de la salle commune, mes yeux s’étaient suspendus dans le vague, ignorant les coups que l’on me jetait parfois. Je devais être assis là depuis des heures, mais le temps ne semblait pas avoir d’impact sur ma léthargie. Comme si le temps s’était arrêté, laissant mes pensées poursuivre leur chemin vers un seul et même point convergent : H. Héroïne, toujours elle. Voilà des jours que sa silhouette ombrée envahissait mes rêves, et ses yeux de braise hantaient mes pensées les plus intimes. Quelques jours avant, nous avions partagé un moment d’une intimité et d’une violence inouïe et pourtant, je n’en gardai qu’un vague souvenir. L’alcool ingurgité cette nuit là avait eut raison de ma mémoire, et seuls quelques flash intempestifs venaient se greffer à mon cerveau endoloris, comme des piqûres de rappel qui surviennent quand on ne s’y attend pas. Envahit par des sentiments que je ne comprenais pas, l’image floue de Houna semblait s’effacer petit à petit pour ne laisser place qu’aux boucles dorées de la belle Millicent. Bon sang, mais qui était cette fille pour me faire autant d’effet ? Je ne savais plus si je devais l’aimer ou la détester de me ravir ainsi mon cœur. Nous ne nous connaissions qu’à peine, mais peut être que c’est cela, le coup de foudre. Soudain, un claquement de doigts vint me sortir de mes rêveries, et je détournai des yeux agacés vers le meurtrier de ma quiétude. ‘Alors, Leo, on rêvasse ?’ j’haussai les épaules d’un air décontracté et totalement détaché. Oui je rêvasse, mais avec un temps comme celui-ci il n’y a vraiment que ça à faire. Au dehors, la neige tombait à gros flocons, et le givre recouvrait déjà d’une épaisse couche le sol immaculé. Inutile de dire qu’un seul pied dehors et vous voilà enrhumé. Il était rare qu’il neige en Novembre, pourtant nul ne semblait s’en étonner. Le soleil finissait peu à peu sa course vers l’horizon, il était pourtant encore tôt. Je me redressai lentement, soupira d’un air las. Depuis combien de temps n’étais-je pas sorti prendre l’air ? Il me semblait que mes membres endoloris s’étaient engourdis par ma passivité inquiétante. ‘Je faire un tour.’ Mike me regarda d’un œil interloqué, jetant un coup d’œil à la fenêtre qu’où ne filtrait que la lueur rougeoyante du crépuscule. ‘Par ce temps ?’ J’acquiesçai avec un air de défi. ‘Pourquoi pas ? Où est Lance ?’ Ce fut au tour de Mike d’hausser les épaules. ‘Je crois que je l’ai vu avec une blonde, dans le hall il y a dix minutes.’ Une blonde ? Je ne relevai pas, Lance était un grand garçon, à lui de voir ce qu’il voulait faire et avec qui.

    J’empoignai mon manteau de laine que j’attachai à peine, enroulant une écharpe autour de mon cou dénudé par une chemise un peu trop déboutonnée. Il me semblait avoir des bouffées de chaleur à chaque fois que mes pensées se tournaient vers une certaine Blonde. Qu’importe, l’air frais et la neige auraient raison de ma déprime et me sortiraient, je l’espérais, de ma torpeur. D’une main puissante, je poussai les portes qui obstruaient mon passage, jusqu’à ce que j’atteigne enfin la grande porte de chêne qui menait vers l’extérieur. L’effet fut immédiat. Je sentis la brise glaciale s’engouffrer dans mes cheveux et sous mon manteau, je regrettai déjà de ne pas avoir mis un pull par-dessus cette chemise. Je passai une main lasse dans mes cheveux et sur mon menton mal rasé, avant de sortir de ma poche un vieux briquet et une cigarette. La première bouffée de nicotine sembla être une révélation, une sorte de soulagement : comme si cela suffisait à me sortir de cet imbroglio de sentiments. Immobile, sur le parvis, je laissai mes yeux vagabonder sur le parc couvert de neige. C’était calme et tellement apaisant, toute cette blancheur me donnait une impression de sérénité, de quiétude et de pureté. Ce n’était qu’une grande toile blanche qui attendait de recevoir un peu de peinture pour n’être plus qu’un chef-d’œuvre. Mon inspiration s’en était allée cependant, avec les yeux ravissants de la belle Millicent. C’est là que je la vis. Au milieu de cette neige vierge, sa chevelure blonde égayant le paysage qui s’offrait à mes pupilles. J’aurai reconnu sa silhouette entre milles bien sûr, de même que cette posture de jeune biche en danger. Dans la lumière tombante du soleil, la beauté de ma Blonde n’était que sublimée. J’hésitai un instant, fallait-il que j’aille la voir ? Lui prouver que je ne l’aimais pas seulement lorsque je buvais de trop ? Elle était seule, je ne vis personne aux alentours, alors peut être qu’un peu de compagnie lui plairait… Cette fille était tellement mystérieuse qu’il était impossible de savoir ce qu’elle aimait et ce qu’elle voulait. Quelques secondes plus tard, je m’élançai en sa direction, prenant mon courage à deux mains. Lorsque j’arrivai à sa hauteur, je posai une main douce et ferme sur son épaule. Elle était de dos, mais bien sûr, elle avait du entendre mes pas crisser dans la neige… Alors pourquoi ne s’était-elle pas retournée ? Attendait-elle quelqu’un d’autre ? Cette idée me glaça d’horreur. Qui ? Masquant mes doutes derrière une sourire de charme, je murmurai de ma voix douce et suave ‘On m’évite ?’ quel lâche je faisais, car c’était moi qui la fuyait depuis ce soir où je l’avais plaqué contre un mur. Par honte peut être et par crainte de voir mes sentiments se renouveler autrement que sous l’emprise de l’alcool. Tant pis, autant jouer le gars sûr de lui. Elle était bien peu habillée, et déjà je laissai glisser mon manteau de mes épaules pour le poser sur les siennes frissonnantes. ‘Tu attends quelqu’un ?’ un air détaché pour mieux cacher mon angoisse, car la belle avait l’air d’être aux aguets, comme si elle craignait que nous ne soyons interrompus par quelqu’un.

    Et puis vint le temps de la compréhension, car j’entendis des pas derrière moi et avant même de me retourner je savais que ce n’était pas bon signe pour moi et ma conquête d’Héroïne. Et telle ne fut pas ma surprise lorsque je tombais nez à nez avec Lance, l’espèce de crétin qui me servait habituellement d’ami. Il sembla aussi surpris que moi et je vis son teint s’empourprer, ses yeux fuir mon regard inquisiteur. Il avait dans ses mains un manteau et je le vis amorcer un geste en direction de Millicent, comme s’il avait l’intention de la couvrir, jusqu’à ce qu’il comprenne que je suis passé avant lui. Alors c’était cela ? Ils s’étaient donnés rendez-vous dans le parc, mais la Serpentarde ayant trop froid, le preux chevalier Lance s’en était allé lui chercher un manteau ? Un regard mauvais vint remplacer la tendresse de me iris, tandis que je m’éloignai avec douleur d’Héroïne. ‘Je ne voudrais pas interrompre ce petit rendez-vous romantique…’ Lance fuyait encore et encore mon regard. Je lui avais parlé de cette attraction irrépressible que j’avais pour Héroïne, il m’avait dit de laisser tomber, que cette fille n’était pas pour moi, qu’elle n’était pour personne. Mais il semblait que Lance, l’aurait bien voulu pour lui tout seul. Je jetai un regard désespéré en direction de mon Héroïne. ‘Je vois que certains ont été plus rapides que moi…’ Je me retournai vers Lance qui essayait de bégayer quelque chose. ‘Ferma là, Lance. Je t’avais dis ce qu’elle représentait. Mais entre baiser et l’amitié ton choix a été vite fait on dirait.’ Je savais que j’allais trop loin, que mes mots pouvaient blesser ma Blonde, mais j’étais tellement en colère de la voir m’échapper, fou de rage qu’elle s’offrait à un autre alors qu’elle se refusait à moi. Pas une seule fois, l’idée que les apparences étaient contre elle ne m’effleura.
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MessageSujet: Re: Ces plaisirs violents ont des fins violentes.   Mer 20 Fév 2013 - 12:58


everybody lie.
Millicent n’aimait pas les hommes. Trop difficile à suivre. Trop changeant. Le lunatisme l’exaspérait. Si tu as une idée en tête, tu te la gardes. Ses derniers jours, elle n’avait pas eu de nouvelle de Leodagan, preuve que les hommes étaient de parfaits inconstants. Il lui avait promis mont et merveille, pour finir dans un silence radio dérangeant. Pas qu’elle aurait voulu qu’il vienne la voir, non. Elle l’aurait sûrement envoyé balader de la plus belle des façons, mais l’idée qu’il n’avait pas essayée l’énervait au plus haut point. Après tout, H était une fille. Et se faire courir après que ce soit pour un pari ou non, était toujours agréable. Bien que la dimension qu’avait prise la soirée dernière était plutôt humiliante. Elle n’appréciait pas d’être le jouet d’un mec complètement bourré aussi sexy soit-il. Car il fallait le dire, Lancaster était une bombe. Pas aussi célèbre que le duo de serdaigle, Goldstein et Charmichael, mais il restait dans les plus beau de poudlard. Au moins dans son panel personnel. Appuyer sur le mur, elle attendait. Lance avait l’art et la manière de la faire attendre. Il était obligé, ça devait être dans son code génétique. Un soupire s’échappa de sa bouche, lorsqu’une voix derrière elle chuchota : « Ma chère H, c’est pas bien de souffler comme ça. » Un sourire ridicule traversa ses lèvres. C’était un imbécile mais elle l’appréciait. Il lui rappelait d’une certaine façon, Blaise. Un silence confortable s’installa. Elle aimait être avec lui, rien que pour ses moments. Cette plénitude simple. Il ne cherchait pas à l’humilié, ou à faire semblant de vouloir coucher avec elle. Et puis, c’était un ancien ami de son frère. Elle le connaissait depuis longtemps. Elle avait confiance en lui, et ce n’était pas chose facile.

« On va dehors ? » Elle ne savait pas trop pourquoi elle lui avait demandé ça, la neige était tombé sur le parc, le froid était prenant. Couverte comme elle l’était, elle ne tiendrait pas longtemps. Mais la couverture blanche était son pêché mignon. Elle adorait ça. C’était gamin, puéril, et si jouissif. Elle n’attendit pas un instant et commença à courir vers l’étendu glacial. Tombant les fesses la première dans un tas frais. Ses bras s’agitant pour faire un joli ange. Lancelot éclata de rire. Dépité par la naïveté rare de Millicent. Il ne connaissait que ça d’elle, cette douceur incomprise, cette innocence incandescente qui apparaissait subitement pour disparaitre toute aussi rapidement. « Relève-toi Eleonor. Tu vas choper la mort. » Elle se releva d’un coup, lui lançant un regard meurtrier. « Y’a que mon frère qui a la droit de m’appeler comme ça. Et tu le sais. » Un rire gras s’échappa de sa gorge. « Fait pas ta chieuse, H. Au moins tu es debout. » Elle tremblait de tous ses membres, gelé par le froid qui la transperçait de part en part. Ses genoux s’écrasaient entre eux. Ses cuisses se frottaient l’une contre l’autre. La vision de la blonde frissonnante, habillé de son uniforme ou sa simple chemise était devenue transparente, aurait pu être érotique, si Lancelot n’avait pas très bien compris qu’elle était à deux doigts de l’hypothermie. « Tu veux que j’aille te chercher une veste ? Je sais que tu n’as pas envie de rentrer, t’aime trop la neige pour ça. » Elle hocha doucement la tête, et il l’abandonna dans un sourire. Courant presque pour aller lui chercher ce foutu manteau. Il était trop bien pour elle.

Ses pas faibles la conduisirent jusqu’à un banc. Elle ne bougea plus, espérant que l’humidité du tissu ne l’emporte pas. Elle ferma les yeux, oubliant le temps qui s’écoulait. « On m’évite ? » Un sursaut la prit. Ce n’était pas Lance. Ce n’était même pas quelqu’un d’amical, non c’était la personne qu’elle avait le moins envie de voir. Pourquoi venait-il gâcher son instant de repos ? Sa parenthèse enchantée ? De plus, c’était lui, ce couard qui la fuyait. Elle se mordit la lèvre de rage. « Tu attends quelqu’un ? » Oui, connard. Quelqu’un de beaucoup mieux que toi. Elle ne voulait pas lui parler, pas lui répondre. Elle haïssait de faire sentir ses sentiments en elle. Elle le haïssait de la rendre si faible. La situation n’aurait pas pu être pire. Et elle le devint. Cruel ironie du destin, Lance revint un sourire triomphant sur les lèvres. Elle le maudit un instant d’avoir l’air trop heureux de la voir, craignant que trop la réaction du blond. « Je ne voudrais pas interrompre ce petit rendez-vous romantique… » Elle essaya de se lever, mais geler elle n’arriva à faire aucun mouvement. Ses membres étaient paralysé, le peu qu’elle avait avalé ses derniers jours ne lui permettait pas de tenir face à ce froid. « Je vois que certains ont été plus rapides que moi… » Quoi ? Rapide de quoi ? Il n’avait rien tenté. Il n’avait même pas essayé, et osait critiquer son preux chevalier ? Il se foutait royalement de sa gueule. « Ferma là, Lance. Je t’avais dit ce qu’elle représentait. Mais entre baiser et l’amitié ton choix a été vite fait on dirait. » Un eclair de lucidité passa dans ses yeux clairs. Alors, Leo était un ami de Lance ? Comment avait-elle pu ne pas connaitre cette information ? Comment un détail pareil avait-il pu lui échapper ?

Elle enleva le morceau de toile qui lui avait donné le blond et lui tendit. De cruauté, celle d’une femme blessé qui refusait d’être un simple enjeu dans le concours de celui qui aura la plus grosse, elle lui lança acerbe : « Oui. Il a été plus rapide que toi. » Pathétique ? Sûrement. Elle voulait lui faire mal. D’avoir embrassé cette pétasse –et certainement fini la nuit avec-, de l’avoir ignoré sans raison, d’oser lui faire espérer qu’il veuille vraiment d’elle, de se jouer d’elle. Elle se tourna vers son ami, un air tendre qu’elle ne réservait qu’à lui. « Merci pour le manteau, Lance. J’en aurai bien besoin. » Triste tableau que ceux d’aimé qui se font la guerre.


† ALL THE DEVILS AGAINST ME.
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MessageSujet: Re: Ces plaisirs violents ont des fins violentes.   Mer 20 Fév 2013 - 17:26

    Ils se tenaient là tous les deux devant moi, comme des insolents me narguant avec effronterie. Lance me jetait des regards méprisants et interloqués. Qu’il ne fasse pas l’innocent, combien de fois lui avais-je chanté les louanges de la Blonde que j’avais rencontré la semaine précédente ? Il s’était bien retenu de me préciser qu’il la connaissait plus que bien, apparemment. Je passai une main agacée dans mes cheveux en bataille, tandis que je lançai un regard mauvais à Lance et H. Ils se jouaient de moi, j’avais pourtant dit à Millicent d’arrêter de jouer avec mon cœur, la sauvageonne ne l’était pas tant dans le bras d’un autre que moi. Ainsi donc, il y avait quelqu’un d’autre, l’un de mes meilleurs amis… Et je n’avais rien vu, sous mon nez, il s’était épris de la belle et alors je la voyais m’échapper comme de l’eau entre mes mains en croupe. Le silence de H. en disait bien long sur cette histoire, elle n’avait osé prendre la parole qu’une fois Lance arrivé. De quoi avait-elle peur ? Que je la batte pour m’avoir ainsi brisé le cœur ? je n’étais pas assez stupide pour m’en prendre à elle, quant à Lance… Mon poing me démangeait étrangement. ‘Oui. Il a été plus rapide que toi.’ Plus rapide pour quoi ? Mes poings se serrèrent à tel point que mes jointures blanchirent et mes dents crissèrent avec dédain. Plus rapide pour ravir son cœur, sa virginité, sa dignité ? Lance n’était pas un gars bien, il prenait les filles et les jetait au petit matin. Parfois quand il buvait un verre de trop, il lui arrivait de blesser les filles, de les violenter et de prendre son pied de la sorte. Mais H. ne devait pas le savoir, car le fourbe faisait toujours bien attention à ce que ses victimes restent muettes. Bien sûr, lorsqu’il ne buvait pas Lance était un mec bien sous tous rapports, gentleman, drôle, généreux, mais en soirée sa personnalité était toute autre. H le savait-elle ? Je m’écarte un peu de H. pour ne pas sentir son parfum trop irrésistible. Tant pis, s’il le fallait j’étais prêt à me battre contre mes meilleurs amis, contre mes démons, contre Houna pour conquérir Héroïne. Et rien ne m’arrêterai, je casserais tout sur mon passage jusqu’à m’écraser à ses pieds avec douleur. Je me ferai martyr, prosélyte de mon idole insoutenable.

    Merci pour le manteau, Lance. J’en aurai bien besoin. ’ Et ma blonde de me rendre mon manteau pour mieux savourer celui que lui tendais l’autre sot. Ma langue vint claquer contre mon palais avec férocité. Lance me regardait d’un air bienheureux, il ne comprenait pas qu’il allait avoir à faire à moi s’il continuait ainsi à me narguer. Je vis sa main glisser sur ses frêles épaules et ce fut la goutte de trop. Ma rage jusqu’alors intériorisée, mes sentiments intimes, mon désespoir de la voir appartenir à un autre, tout éclata tandis que ma voix résonnait dans l’immensité immaculée qui nous entourait. ‘Alors c’est ça Héroïne ? Tu es comme toutes ces autres qui tombent dans les bras du premier con ?’ Je vis du coin de l’œil Lancelot amorcer un pas en avant, comme s’il cherchait à se mettre entre la belle et moi, comme si j’étais capable de lui faire du mal. Bien sûr que non. ‘Arrête ça, Leo, ce que je fais avec la petite ne te regarde pas.’ La petite, comme si c’était une enfant. A seize ans les filles ne sont plus des pantins désarticulés, ce sont des poupées qui savent écarter les cuisses et griffer le dos des hommes. Quand bien même H. avait conservé sa virginité, elle n’en restait pas moins une femme fatale. Il ne niait pas cependant, comme s’il y avait quelque chose entre eux, quelque chose que je n’arrivai pas à comprendre, une complicité trop fusionnelle qui me mettait hors de moi. ‘Tu savais très bien ce que H. représentait pour moi…’ Lance éclata d’un rire gras et sonore qui m’hérissa le poil. Il resserra son étreinte autour de Millicent comme si elle lui appartenait. ‘Allez, Leo, y en a des centaines d’autres, des catins blondes.’ Et je ne retins pas mon poing qui vint s’abattre sur le nez de Lance dans un craquement sonore. Un filet de sang coulait déjà le long de sa bouche et de son menton. Je secouai ma main dans la quelle le sang battait avec vivacité. Je ne pensais pas que Lancelot avait la mâchoire aussi solide. Celui-ci, encore un peu chancelant, porta ses mains à son nez, elles se couvrirent de rouge. J’étais dans une rage folle, emprunt d’une jalousie sans nom, j’aurai voulu qu’elle ne soit qu’à moi mais il était évident que la Blonde ne voulait pas de mes sentiments.

    Je m’avançai vers elle d’un pas hésitant. Me verrait-elle comme un monstre de brutalité ? Alors qu’en réalité je me faisais preux défenseur de ma belle. Elle ne verrait sans doute pas l’aspect romantique des choses, me voir me battre pour elle n’aurait sans doute aucun effet alors que toutes les autres auraient trouvé cela tellement beau. Elle était si différente des autres, Ô Héroïne, comprends ma détresse. J’amorçai un geste, comme si j’avais voulu tendre une main vers elle, qu’elle l’empoigne et que je l’emmène loin d’ici, loin de Lance. ‘Je suis prêt à me battre pour tes beaux yeux, Héroïne. A tous les sens du terme.’ A espoir désespéré, paroles désespérées. Si elle voulait jouer, si elle voulait me tester, j’étais prêt à tout pour lui prouver que je valais la peine qu’elle s’intéresse à moi. ‘Je vais te prouver que je peux être celui qu’il te faut et que tu veux.’ Lance, les mains toujours collées à son nez sanguinolent, me jeta un regard noir avant de déclarer à H. ‘Ce gars est fou.’ Fou oui, de rage, d’amour, de passion. ‘Viens on s’en va, Millicent.’ Non, mon Héroïne, reste au près de moi, je t’en supplie, laisse moi cette chance de ravir ton cœur et de le protéger de tous ces obsédés.
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