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 she is my fate, my drug, my heroin... [n.i]

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MessageSujet: she is my fate, my drug, my heroin... [n.i]   Dim 17 Fév 2013 - 14:40

    La musique entêtante pénétrait mon être par tous les pores avec violence. Il faisait chaud dans cette boîte de nuit bondée, et chacun se déhanchait sur la piste de danse avec plus ou moins de sensualité. Les filles dansaient comme si leur vie en dépendait, frottant leurs courbes aux corps tendus des garçons. Nous étions samedi soir, et une grande soirée avait été organisée au Néon pour tous les élèves de Poudlard. Bien sûr, on disait que les mineurs étaient interdits, mais il suffisait d’une fausse carte d’identité et d’une jupe un peu courte pour pénétrer le lieu aux milles merveilles. La musique était bonne et entraînante, les boissons fortes et sucrées comme du miel, l’ambiance chaude et libidineuse. On m’avait dit de venir, qu’il y aurait des filles et de l’alcool, alors j’étais venu pour me changer les idées et oublier la seule pour qui mon cœur battait. Souriant, j’avais laissé derrière moi mes soucis et autres chagrins pour mieux me laisser aller à l’ivresse enivrante et l’allégresse grandissante. Il me semblait danser depuis des heures sur la piste bondée, me lançant dans un slow endiablé avec une belle brune bien trop taquine à mon goût. Sa langue capturait la mienne avec agressivité, comme si elle voulait littéralement me l’arracher. ‘Doucement’, lui murmurai-je, amusé. Son haleine aussi alcoolisée que la mienne semblait m’assaillir un peu plus à chaque baiser volé. Je ne connaissais pas son prénom, je connaissais mieux ses hanches que son âge alors qu’elle ne cessait de me murmurer ‘Leo, Leo… mon Leo’. Je n’étais le Leo de personne, pas même de moi-même. Je n’étais que l’homme d’une seule et elle n’était pas là. J’avais l’impression de planer, l’alcool dans mes veines battait son plein, la tête me tournait, il me fallait m’asseoir. Je rejoins un groupe d’amis, assis, enchaînant shoot de vodka sur shoot de tequila. Que faire ? Boire, oublier, m’en griller une. Ou griller une fille. Je ne savais plus qui j’étais ni d’où je venais, toutes mes pensées n’étaient tournées que vers elle, ma Blonde.

    A la manière d’une apparition, d’un miracle, dans mes yeux de prosélyte transi je la vis au loin adossée contre un mur. Elle était divine, et tellement désirable. Ses yeux mystérieux vagabondaient dans la pièce, Ô ma Blonde, pose sur moi ton regard de transcendance que je t’appartienne enfin. Avalant une énième gorgée, je posai mon verre vide sur la table avec un peu trop de brutalité avant de me redresser. ‘Leo, ça va ?’, une œillade amusé vers mon interlocuteur avant de lui asséner de mon plus beau sourire ‘Un affaire à régler. Houna.’ je ne savais plus ce que je disais, et Mike de me répondre en jetant un coup d’œil à la dite fille ‘Elle, c’est Héroïne. Et je doute que celle là, tu l’auras.’ j’éclatai de rire ‘c’est ce qu’on verra’. En fait je ne voulais pas l’avoir, je voulais juste la voir. La toucher, lui murmurer que je l’aimais et qu’elle me manquait, je serai à elle si elle me le demandait. Prêt à me mettre à genoux s’il le fallait. Un dernier sourire à l’intention de mes camarades et je m’avançai sur la piste que je traversais en jouant des coudes. Une fille se pendit à mon cou, mais elle était si fade à côté de la douce Houna. Je la repoussai, et je compris vaguement que j’étais victime de ma réputation bien fondée. Tant pis, je ne fis pas attention à elle et bientôt, je me retrouvai face à face avec ma Blonde. Elle était seule, sans doute que ses amis ne traînaient pas très loin. Sous ses airs d’innocente, elle faisait chavirer mon âme un peu plus. Elle avait quoi, seize ans ? Elle ne le faisait pas. L’une de mes mains vint se poser sur le mur à côté de sa chevelure blonde. Ciel, qu’elle était belle, oh H. prête moi tes lèvres le temps d’un baiser. Je me penchai à son oreille pour lui murmurer de ma voix basse et lascive, alcoolisée, pitoyable.

    Divine Houna. Tu es plus radieuse que dans mes souvenirs’, ma main vint se perdre dans l’une de ses mèches blondes, son odeur m’est tellement familière, ses lèvres tant fantasmées n’en peuvent plus de me rendre fou d’elle. ‘Ils t’ont tous laissée seule, mais moi pas. N’ai pas peur, ma Houna, mon Héroïne’. Je ne savais plus ce que je disais et je faisais un amalgame de tant de choses. Mike m’avait dit qu’elle s’appelait Héroïne, mais elle était bien plus pour moi qu’un surnom, elle était ma drogue et je me la serai bien injectée dans les veines si j’avais pu. Je l’avais dans la peau, et je la voulais mienne. Ma tête s’approcha de la sienne jusqu’à ce que je me retrouve à quelques centimètres de sa peau opaline. Ses yeux me méprisaient autant que les miens l’aimaient, et je succombai un peu plus à chaque fois qu’elle se refusait à moi. Que faisait-elle ici ? Elle était trop jeune, peut être l’avait-on traîné ici de force. Ses amies ? Mais où étaient-elles donc ?
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MessageSujet: Re: she is my fate, my drug, my heroin... [n.i]   Dim 17 Fév 2013 - 16:56


never trust a angel smile.
Son corps se mouvait au fil de la musique, ses membres ne faisait plus qu’un avec le rythme effréné de la boite de nuit. Elle balançait ses hanches sensuellement, mutines. Nouvelle créature mutée pendant l’aube. Qui l’eut cru ? Millicent Bullstrode n’avait jamais été une effarouchée, ni même un ange de pureté, mais quand le soir tombait, quand les lumières s’éteignaient, et que le son l’emportait elle se muait en une autre. Un être terriblement sexuel.

La blonde dansait.

Elle filait en douce de sa chambre étouffante, de ses pétasses insignifiantes, elle fuyait, lâche. Et s’enfermait dans son royaume, son domaine. Le Néon avait été sa deuxième maison, son château. Ici, elle y était la reine. Une caresse aventureuse sur l’épaule du vigile qui la connaissait que trop bien, un sourire débordant de charme au barman, ils la regardaient, la voyaient. Même quand la graisse suintait de tous ses pores, même quand son poids dépassait celui de la terre, ils l’adulaient déjà. Elle était leur souveraine. Peut-être car son frère, Marius Bullstrode, était le roi de cette endroit, et que comme dans tout, la royauté n’était qu’un héritage. Elle se souvenait de quand il était encore à Poudlard, en 12th grade et qu’il l’emmenait elle, petite gosse du collège, dans ce temple. Seul endroit où elle était traitée correctement.

La blonde dansait.

Tellement que sa tête en tourna. Ou est-ce l’alcool qu’elle avait ingurgité ? Ses shoots de ce liquide bleu au gout tendrement sucré, que le barman lui avait gracieusement offert, un air paternel sur le visage. « Tu en auras besoin, Héroïne. » Lui avait-il murmuré dans son oreille, le buste touchant presque le sien. Elle avait senti ses lèvres se poser contre sa tempe, l’électrisant. Elle l’avait quitté avec un sourire mutin alors que lui, la regardait comme si il allait la bouffer. Elle devait se faire des idées. Mais jamais il ne voudrait d’elle, elle n’était que Millicent l’ignoble gamine, et lui le sexy barman que toutes les filles de la soirée rêvait d’avoir. Ses pieds la conduisirent contre le mur, son dos s’enfonça violement dans les pierres froides, un rire nerveux sortit de sa bouche. Elle ferma les yeux emportés dans sa plénitude. Qu’est-ce qu’elle aimait cette sensation, comme si elle était indestructible.

La blonde ne dansait plus.

Sa tête se laissa tomber, elle ne savait plus depuis combien de temps elle était contre cette foutue paroi. Une main inconnue vint se poser près de son visage. Une chaleur inconnue se dégagea de son ventre. Brûlure monstrueuse, suintante de passion. Elle leva les yeux. Il était là. Elle le savait. Son corps lui hurlait, son âme l’appelait. Elle l’avait trouvé. Sa langue malicieuse trouva le chemin de son lobe, et dans son audition, il lui chuchota : « Divine Houna. Tu es plus radieuse que dans mes souvenirs. » Sa peau s’enflamma avant de se tendre. Amère déception, immonde désillusion. Elle n’était pas Houna. Elle n’était que Millicent. La pestiférée des serpentards. Les larmes de rage embuèrent sa vue. Non. Reste forte, ma douce. Les longs doigts fins de l’adolescent s’enroulèrent entre ses mèches. Elle serra les dents, se forçant à être révulsé du contact alors que ce n’était que tout autre. « Ils t’ont tous laissée seule, mais moi pas. N’ai pas peur, ma Houna, mon Héroïne. »

La blonde ne dansait plus.

Elle ne le pouvait plus. Il l’avait kidnappé. Emprisonné. Elle était en son pouvoir. Elle ne devait pas pourtant. Il se jouait d’elle. Il l’utilisait. Cette adonise, bien trop beau pour elle. Car il l’était. Dieu vivant qui charmait la monstrueuse Millicent. Ses yeux clairs la scrutaient. Elle pourrait s’y perdre, si ce n’était pas déjà fait. Sa petite main, minuscule comparée aux siennes, toucha le visage de l’inconnu. Elle fit part d’une douceur qui lui était inhabituelle, et caressa tendrement sa joue. « Je ne suis pas Houna. » Il se jouait d’elle, il ne l’aimait pas, -comment le pourrait-il ? il l’a connaissait depuis quelque minutes.- il ne s’intéresserait jamais à elle. Ce n’était qu’une blague malsaine. Une plaisanterie qui n’avait que pour but de la faire souffrir. Leur immondice l’avait suivi jusqu’ici, dans son temple, dans son royaume. Le traitre. L’ingrat. Ne pouvait-il pas juste la torturer là-bas ? Il fallait qu’il vienne ici aussi ?

La blonde ne dansait plus.

Incapable, la rage, l’amertume l’avait pris. « Je ne sais pas à quoi tu joues, je ne sais pas qui tu es. Mais je ne marcherais jamais dans ton jeu. » Oh, douce ironie n’est-ce pas ? Ne crie pas trop fort, car c’est trop tard, adorable Héroïne. Il a déjà gagné, tu es déjà à lui. Il ne reste plus qu’à ce qu’il le comprenne.


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MessageSujet: Re: she is my fate, my drug, my heroin... [n.i]   Dim 17 Fév 2013 - 17:27

    Mes doigts se perdent un instant encore dans la soie de ses cheveux, ma Blonde est parfaite, comme toujours et je réalise à chaque minute supplémentaires combien je lui appartiens, combien j’aimerai l’emmener loin de là, me jeter à ses pieds et lui promettre mon âme. Que n’aurais-je pas donné pour un sourire de ses lèvres carmin ? Mon âme à Lucifer s’il le faut, pour que je touche sa taille gracile et embrasse son cou à la robe si blanche. La musique me semble tellement loin à présent, il n’y a qu’elle, Houna, Héroïne que sais-je, la Blonde, ma Blonde. Au fond de moi, dans mon inconscient non-alcoolisé, je sais qu’elle n’est pas ma Houna, les yeux de ma catin sont noisettes, et une fossette marque sa joue blushée. Mais tant pis, et au diable les ressemblances, ce soir, Héroïne serait Houna, ma douce Houna. Grand bien lui fasse, je ne lui veux aucun mal et combien auraient voulu être à sa divine place, sous mes yeux amourachés et mon corps transi d’un amour imaginé. Enfin, je n’y croiyais plus, sa douce voix vient effleurer mes oreilles aux aguets. Son timbre est une mélodie fantastique qui m’emporte sur mille chevaux loin de cet endroit de crasse et de sueur. Ce qu’elle me dit cependant ne vient pas contenter mon âme tourmentée. ‘Je ne suis pas Houna.’ Tu mens, mon amour, mais je t’aime pour tes défauts et ta cruauté, tu es Houna, tu lui ressembles tellement, jusque dans ton parfum vanillé au trois épices. J’ai envie de goûter ces lèvres pulpeuses et cerise, mais je n’en ai pas le droit et malgré l’alcool j’en ai conscience. Je secoue la tête mais bientôt sa main douce et fragile vient effleurer ma peau mal rasée. Ce contact me fait frissonner avec délectation, je ferme les yeux tandis que ma main glisse le long de ses cheveux et vint frôler l’encolure de ma Blonde. ‘Ce n’est pas grave, ce soir tu seras Houna’ décrétai-je avec douceur et tendresse. Mes lèvres se rapprochent dangereusement et je la vois rester immobile, comme attendant patiemment de me rejeter une énième fois.

    Mes yeux s’ouvrent sur son visage mutin. Elle est si belle, est-ce possible ? Je sens le regard des jalouses brûler mes omoplates indifférentes, qu’importe, toutes ces donzelles fades et inintéressantes, alors que j’ai dans la cage de mes bras la belle Héroïne. Un sourire s’étire sur mes lèvres brûlantes et fiévreuses quand je l’entends murmurer d’une voix plus froide ‘Je ne sais pas à quoi tu joues, je ne sais pas qui tu es. Mais je ne marcherais jamais dans ton jeu.’ Il y a bien longtemps que j’ai arrêté de jouer avec toi, si toutes les autres sont un jeu, toi tu es ma destinée. Mes yeux vagabondent sur ses courbes délectables et la jalousie m’emporte alors. Combien d’ingrats ont effleuré les formes naissantes de jeune femme. Combien ont eut ce droit quand il m’a toujours été refusé, à moi, l’amoureux transi ? Ô Houna, je te promets, si tu viens avec moi, tu ne feras plus le trottoir. Est-il interdit d’aimer autant une personne alors qu’il s’agit d’une autre ? Car Houna, la vraie, était bien loin à présent, seule la Blonde en face de moi comptait, Héroïne. Tant de paradoxes dans mon esprit torturé, Héroïne ou Houna ? Vierge ou putain ? Je ne sais plus, mais veux-je vraiment savoir ? Non bien sûr.

    Shhhh.. Ne dis rien, Houna. Ne mens pas, pourquoi tu ne m’aimes donc pas…’ mes doigts viennent chercher les siens, et je les entrelace amoureusement. Ne comprend-t-elle pas l’insolente que je ne suis qu’à elle. Loin des autres femmes qui ont connu ma couche, il n’y a qu’elle qui compte. Elle est si jeune, je veux la protéger de tous ces obsédés, mais elle ne veut pas comprendre. Mon autre main tombe du mur et se loge dans les reins de la belle, la rapprochant dangereusement de mon corps échauffé. Amour et luxure ne font plus qu’un désormais et je ne sais plus si je peux attendre pour la faire mienne en l’instant. Mon souffle court n’en peut plus de s’affamer et de se nourrir de son odeur si douce et sucrée. Elle est si belle quand elle semble torturée, ses yeux de biche à l’affût me font sombrer encore un peu plus dans la folie de m’amour. ‘Tu sais que je ferais tout pour toi, tu n’as qu’un mot à dire et je suis à tes pieds.’ Et avant même qu’elle n’ait le temps de dire quoi que ce soit, je glisse lentement au sol pour me mettre à genoux face à elle. Je colle mon front sur son ventre avec désespoir quand déjà je sens la rage et le désespoir m’atteindre. Je suis tellement en colère, pourquoi les autres m’aiment toutes alors que je ne veux que Houna. ‘Houna, je ne suis pas assez bien pour toi ? Dis-moi que tu m’aimes. Plus tu m’échappes et plus je t’aime…’ mes mains s’agrippent au tissu de son vêtement, comme si je me raccrochai à un rêve perdu d’avance. Je lève des yeux d’enfant malheureux sur son visage poupin, je la supplie à genoux mais dans sa cruelle destinée elle reste de glace, et je suis encore plus fou d’elle. Donne moi le coup de grâce mais ne me laisse pas ainsi ma beauté. Et ma Blonde de rester silencieuse. Un silence insoutenable, assassin, meurtrier. Dis le moi, que je ne suis rien.
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MessageSujet: Re: she is my fate, my drug, my heroin... [n.i]   Dim 17 Fév 2013 - 20:18


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Collé à elle, frotter l’un contre l’autre. Elle sentait l’alcool, celui de sa bouche, et celui de la sienne. Elle se collait plus au mur, alors qu’il la plaquait. Sensuellement. Tendrement. Telle un fou. « Ce n’est pas grave ce soir tu seras Houna. » A ses mots, elle craqua. Elle était à lui. Ses barrières cédaient. Il ne savait pas ce qu’il faisait. Elle en était sûre. Il ne pouvait pas savoir. Peu à peu, elle essayait de se souvenir de qui il était. Cet inconnu qui l’envoutait. Bien plus que les autres. Bien plus que Drago. Elle lança un regard par-dessus son épaule, elles étaient là, ses putains, ses chiennes en chaleurs qui attendaient un regard, une attention de l’adonis qui étaient dans ses bras. Et elle sût. Leodagan Lancaster. Le poufsouffle. Celui qui avait refusé de faire partie des serpentards. Elle n’était qu’en 9th grade mais elle s’en souvenait. Sa maison avait grincé des dents. Une grande perte disait-il. Il faisait baver les minettes, et les traitait comme des moins que rien. Un instant, elle se brisa. Les larmes roulèrent sous ses yeux sans jamais s’échapper. Encore une fois, elle se faisait avoir. Jamais il n’était pas là pour elle, il n’était pas là pour Houna. Non, il était pour se jouer d’elle. La détruire. L’anéantir. Elle voulut s’échapper, s’enfuir de sa prise terrifiante. Mais il la regardait comme si elle était la plus belle chose du monde. Ce regard, elle ne l’avait jamais connu. Jamais vu. Elle savait au fond, que c’était tout ce qu’elle voulait.

Si seulement elle savait, à quel point elle était belle pour lui à cet instant, tout aurait pu être différent.

Sa main toujours sur sa joue, des doigts s’enlacent aux siens. Elle les entend ses chuchotements atroces. Qu’est-ce qu’il lui trouve ? Que fait-il avec elle ? Comment peut-il oser la toucher ? « Shhhh.. Ne dis rien, Houna. Ne mens pas, pourquoi tu ne m’aimes donc pas… » Déconnecter, elle replongea ses yeux dans les siens, se perdant dans son intensité. Oui, pourquoi ne l’aime-tu pas Millicent ? Pourquoi ? Car il se joue de toi ? Car il est trop beau pour toi ? Car il ne t’aimera jamais ? Ou simplement car tu n’es pas Houna ? Il touche tes reins. Il t’électrise. Ta peau se transforme en pyrogravure. Elle ne sait presque plus qui elle est. Il lui a volé son identité. Elle se perd en lui. « Tu sais que je ferais tout pour toi, tu n’as qu’un mot à dire et je suis à tes pieds. » Non. Non. Il joue. Il ment. Il se fou de toi. Milli. Milli. Réveille-toi. Ouvre les yeux. Vois la vérité. Vas y lève ta main, et envoie la valser contre sa joue. Fait lui mal, comme il te torture. Détruit-le. Doucement, il glisse à genoux. Sa tête chaude contre son ventre. La boule qui s’y était formé grossit. Elle a mal. Les larmes coulent enfin sur ses pommettes Et elle les voit. Ses filles qui les observent en rigolant. Elle le hait. Elle est nue devant ses regards. Nu devant eux. Et lui, imbécile impétueux est au sol.

Si seulement elle savait qui était Houna, peut-être comprendrait-elle ce qui faisait qu’il était au sol devant elle.

« Houna, je ne suis pas assez bien pour toi ? Dis-moi que tu m’aimes. Plus tu m’échappes et plus je t’aime… » Elle se crispe. N’arrêtera-t-il pas sa comédie ? N’abandonnera-t-il pas ? Ne comprendra-t-il pas qu’il en fait trop ? Elle est mal. La terre tourne. Le sol se dérobe sous ses pas. Son estomac se contracte. Elle n’a que trop peu mangé aujourd’hui. Elle s’écroule contre le mur, seul la prise du blond la fait tenir debout. D’une voix faiblarde, tellement lointaine, elle lui murmure douce comme jamais. « Leodagan, tu as trop bu. Relève-toi. Tu te donnes en spectacle. » Ses doigts pâles s’enroulent autour de ses avant-bras, elle essaye avec le peu de force qui lui reste de se desserré de sa prise. Etrangement, il se laisse faire, et elle glisse ses bras autours de ses épaules. Sa joue contre son torse. Ses mains dans son dos, elle s’est frayé un chemin dans une étreinte. Elle le sert. Ne voulant jamais le laisser partir. « Je… » Prudemment, elle lève la tête. Son menton se colle à lui, elle rencontre son regard. Elle s’arrête un instant cherchant ses mots. Perdu. Doit-elle être Houna ou Millicent ? Doit-elle jouer de lui comme il se joue d’elle ? Le peut-elle ? « Que fais-tu ? Qu’essayes-tu de faire ? Tu es soûl, Lancaster. » Dans son étau, elle gît, sachant pertinemment qu’elle doit le laisser. Qu’elle doit partir. Il ne lui fera que du mal. Il la brisera, comme tous ceux avant l’ont brisé. Mais elle ne peut pas. Étrangement, contre ce mur, lui sur elle, entremêlé de chaleur et de froideur, Héroïne a l’impression d’être à sa place. Alors, elle sonne sa reddition, bien trop bas pour qu’il l’entende. C’est un murmure d’inexistence. Un murmure jamais écouté. Je suis à toi.


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MessageSujet: Re: she is my fate, my drug, my heroin... [n.i]   Lun 18 Fév 2013 - 4:44

    Elle semble si loin, inatteignable et pourtant, à portée de main. Je retiens avec peine mes mains de se glisser sous sa jupe plissée, de caresser ses cuisses maintes fois désirées. Mais je ne peux pas, je ne peux pas la forcer à m’aimer, une catin n’aime pas, elle baise seulement. Que n’aurai-je pas donné pour une nuit dans les bras de la douce Houna ? Elle ne le voulait pas cependant. Je sens ses doigts oblongs se frayer un chemin sur ma peau frissonnante, et je lève des yeux remplis d’espoir vers son visage de porcelaine, est-ce un message ? Un mot d’amour qu’elle cherche à me faire passer ? Quelle triste histoire, tomber amoureux, sombrer dans la folie, l’oublier dans la luxure mais toujours revenir à elle. Ses regards de braise n’en peuvent plus de m’assaillir. Sa voix douce s’élève à nouveau, milles merveilles à mes oreilles frémissantes. Mais encore une fois, ce ne sont pas les mots que j’attends, elle ne me murmure pas qu’elle m’aime, non, elle préfère m’abattre, d’un ton sec. ‘Leodagan, tu as trop bu. Relève-toi. Tu te donnes en spectacle.’ Je secoue la tête, mais je me laisse faire, je me redresse, et je sens ses bras de chair blanche s’enrouler autour de ma nuque. Elle se joue de moi, la garce, mais ma Blonde n’en est que plus désirable. Plus elle me pique de son fer ardent et plus mon cœur s’abandonne à un amour fou et irraisonnable. Elle appose sur mon torse sa joue chaude, tellement chaude que j’en sens la chaleur à travers ma chemise entrouverte. Elle semble fiévreuse, ou peut être que c’est moi qui le suis. Je ne sais plus vraiment. Mes bras se resserrent autour d’elle, me faisant cage protectrice sur ce corps si fragile. Mes lèvres s’approchent doucement de son lobe et je souffle avec douleur sur sa peau. Je la plaque un peu plus contre le mur, et je me laisse aller contre son corps de douceur. Oh, Héroïne laisse moi t’appartenir, je serais un amant fidèle et tendre, un Roméo des temps modernes. Tu es si belle, ce genre de beauté qui ressemble à un diamant brute, indomptable et tellement désirable. Ils te veulent tous et au fond tu leur appartiens, alors pourquoi ne viens tu pas au creux de mes draps, lorsque dans la nuit j’appelle ton prénom. Je ne me donne pas en spectacle, je m’offre aux griffes de l’amour, et quelle intransigeance dans tes yeux. Mon visage s’enfouit encore un peu plus dans son cou de cygne, et je me laisse aller à respirer son odeur délicate, me retenant avec difficulté à déposer des monceaux de baisers sur cette toile si blanche. ‘Je…’ Dis le moi, Houna, dis moi que tu me détestes, que tu n’es pas une fille pour moi. J’ai entendu ce discours de trop nombreuses fois, mais je m’en fous, ça ne me suffit pas, tes arguments ne me suffisent plus. Pourquoi pas moi, après tout, je te rendrai heureuse, je t’en fais la promesse. Ma Houna, ma drogue, mon Héroïne. Millicent. Ce prénom vient soudain éveiller mon esprit noyé d’alcool. Qui est Millicent ? Je me redresse, confus et plonge mes yeux dans ceux si profonds de ma Blonde.

    C’est donc elle, la belle et mystérieuse Millicent ? On m’a parlé d’elle, la chaste et pure Millicent. Cette fille là, personne ne l’aura, m’avait-on souvent répété, pas même toi Léo. Et pourtant mes mains glissent dans le creux de ses reins de jeune vierge et je la sens frémir sous mes doigts conquérants. Je crois que je suis en train de faire une connerie, mais la Raison est bien loin derrière moi, et seul mon cœur sanglant me raisonne. Il me dit de rester contre le sein apaisant de Houna, Héroïne. Je ne résiste plus, je la veux mienne, immédiatement. Mes lèvres brûlantes viennent se poser sur le cou céleste, et j’y dépose des milliers de baisers, adulant chaque frisson qui se dessine sur sa chair en alerte. Elle ne comprend pas, moi-même je ne sais plus ce que je fais, je me laisse guider par mes instincts tellement primitifs. ‘Que fais-tu ? Qu’essayes-tu de faire ? Tu es soûl, Lancaster.’ Un grognement et un petit rire s’échappe de ma gorge imbibé d’alcool, tandis que mes doigts se resserrent sur sa taille de guêpe. ‘Je suis toujours ivre quand je pense à toi, ivre d’amour et de passion, Millicent.’ Pour la première fois je semble discerner la différence entre Houna et la Blonde que je tiens dans mes bras. Ce que je ne différencie pas, en revanche, c’est l’amour que je semble éprouver pour les deux. J’avais souvent vu la belle Serpentarde dans les couloirs du château, la ressemblance flagrante avec Houna m’avait marqué dès le premier jour, mais je n’avais jamais osé l’aborder. Elle était si mystérieuse, et puis ma réputation n’en pouvait plus de m’assaillir. Les filles s’accumulaient dans mes draps, mais jamais la Blonde. Ma Blonde. Je me retire doucement de son cou, pour mieux darder mes yeux pâles dans les siens abyssaux. Ma main glisse jusqu’à sa joue que j’effleure doucement avant de m’emparer de son menton et de me rapprocher doucement. Laisse-moi t’embrasser mon amour et te sortir de cette léthargie aveugle qui te refuse à moi. L’alcool semble se dissiper un peu, jusqu’au prochain verre en tout cas, qui ne sera qu’une piqûre de rappelle à mon état d’ivresse. Mes yeux se fond plus durs, moins vagues, et un sourire cynique se dessine sur mes lèvres amoureuses ‘Tu n’es pas Houna. Je le sais. Mais arrête de te jouer de moi, Héroïne, à trop jouer avec le feu on finit par s’y brûler les ailes.’ Car elle est persuadée que c’est moi qui joue, n’est-ce pas ? En réalité, sans s’en rendre compte, elle se joue de mon cœur gonflé de sentiments. Mon palpitant s’accélère dans mon thorax tandis que mes lèvres osent un geste qu’elles ne se sont jamais permises : elles s’apposent lentement, mais sûrement, sur les lèvres de miel de la jeune femme. Derrière moi, j’entends un soupir de rage, je sais qu’elles ont toutes le regard tourné vers nous, ce couple étrange et éphémère que nous formons ce soir. Mais qu’importe, mes lèvres contres les siennes, je me sens enfin vivant, entier. Avais-je donc besoin de ce souffle de vie pour me sentir vivre ? Sans doute. ‘Viens, je t’enlève.’ Et sans lui laisser le choix, j’empoigne sa main avec rudesse et me dirige vers un escalier, celui qui mène dans les coins sombres de la boîte de nuit, la Crypte. Ce genre d’endroit qu’une gamine de seize ans ne devrait pas fréquenter, mais Héroïne a grandit trop vite, je le sais.

    Nous arrivons, il fait terriblement et lugubrement sombre, je glisse un bras autour de la taille d’Houna, et l’entraîne vers le fond, me frayant un passage au milieu des drogués et autres camés toxicomanes. Ils nous regardent avec intérêt, tout le monde connait Héroïne, tout le monde sait que le garçon qui la fera sombrer n’est pas né. Je prends un verre au passage sur le comptoir, pour me donner du courage sans doute. Je me retourne vers ma Divine Houna. ‘Tu as peur ?’ un sourire taquin s’esquisse sur mon visage joueur. Peur de quoi ? Que je ne la viole contre un mur ? Que je n’en tombe que plus éperdument amoureux ? Ou bien qu’elle ne se laisse aller à mes doigts habiles ? Des trois peut être. Dans la pénombre ambiante, je la plaque encore une fois contre un mur avec un peu plus de brutalité cette fois, ma main venant se loger sur sa cuisse trop couverte à mon goût. Repousse moi, Héroïne si tu ne veux pas que je fasse une chose que nous regretterions tous les deux.

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MessageSujet: Re: she is my fate, my drug, my heroin... [n.i]   Lun 18 Fév 2013 - 14:29


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Ses doigts glissaient sur sa taille fine. Caresse maudite. Elle réprima un frisson. De dégout se disait-elle. Mais quel mensonge. Elle ferma les yeux, sa tête sur son torse. Elle écoutait les battements intempestifs de son cœur. « Je suis toujours ivre quand je pense à toi, ivre d’amour et de passion, Millicent. » Il ne la connaissait pas. Il ne savait même qui elle était. C’était impossible. On n’aime pas en un instant. L’alcool qu’elle avait ingurgité lui brûlait les méninges. Elle ne savait plus penser, et ne rêvait que de le frapper. De lui faire ravaler ses paroles trop douces qui lui engourdissaient ses sens. Elle voulait tellement le croire. Elle voulait tomber pour lui, s’agenouiller à ses pieds. Mais elle ne pouvait pas.

Héroïne rirait, alors que Millicent pleurait.

Poupée entre ses doigts, il approcha sa bouche de la sienne. Dieu, qu’elle aimerait la gouter. Si proche, et si lointaine. Non, non, elle ne doit pas. Un combat se profile dans ses yeux. Tourmenté au pire moment, elle ne peut s’empêcher d’être coupé en deux face à lui. Se laisser aller ou résister ? Soumise ou farouche ? Elle-même ne sait plus ce qu’elle veut. Elle en oublie père et mère, elle en oublie son nom. Héroïne ou Houna ? Peut-être n’était-elle que H. Les lèvres de son maitre se mutèrent en un sourire effrayant. Et s’il n’était pas si bon que ça ? Si elle devait fuir ? Le pourrait-elle ?

Héroïne rirait, alors que Millicent pleurait.

« Tu n’es pas Houna. Je le sais. Mais arrête de te jouer de moi, Héroïne, à trop jouer avec le feu on finit par s’y brûler les ailes. » Non, elle n’était pas l’autre. Elle n’était rien. Qu’un jouet entre ses mains, une vie brisée, une inexistence. Elle le savait en cet instant elle ne vivait que par lui. En était-elle redevable ? Il lui ouvrait une fenêtre vers un autre monde. Le sien. Qui lui disait que demain il ne rirait pas d’elle, qu’il frapperait dans les mains de son meilleur ami, en disant avec un sourire goguenard je me la suis faite, la grosse de serpentard. Rien, si ce n’est que son instinct. Et Milli s’y fiait un peu trop. Il n’était pas mauvais en soi, mais lorsque l’on parlait de relation humaine il déraillait, et elle trop naïve, -ou peut-être ne l’était-elle pas assez ? – elle plongeait la tête la première dans la fange, et finissait seule.

Héroïne rirait, alors que Millicent pleurait.

Un jeu mortel, un jeu cruel, ils y jouaient malgré eux. Fondu dedans sans concession, sans réellement le savoir, ils s’allaient s’entredéchirer, s’entretuer. Qui gagnerait ? Même le destin ne le savait pas. H l’oublia, oublia ses résistances, ses murailles à l’instant honni où il posa ses lèvres sur les siennes. Trop tard. Elle a lui. Elle ne pouvait plus rien y faire. Son effarouché. Sa vierge. Sa putain. Sa soumise. Son esclave. « Viens, je t’enlève. » Il la ravissait. Doux poison qui s’infiltrait dans ses veines, il la détruisait. Depuis combien temps étaient-ils contre ce mur ? Deux ans, Deux mois, Deux semaines ? Non deux minutes. Tout allait trop vite. Tout se goupillait trop rapidement. Elle ne devait pas. Elle ne voulait pas. Elle ne savait pas. Porté, il l’emmena. Elle le suivait ne regardant que lui. Faible. Les chuchotements se faisaient encore plus forts. Plus dur. Elle n’entendait que ça. La musique pourtant élevé était recouverte par eux. Simplement parce qu’il n’existait que dans sa tête. Ils avaient l’air si réel. Bien trop réel pour n’être que fantasme.

Et Héroïne rirait, alors que Millicent pleurait.

Il la conduisait dans ses coins sombres, il devait croire qu’elle ne les connaissait pas. Croire qu’elle n’était qu’une prude ignorante. Ses parois, elle les foulait avant même qu’il n’en entende parler. Il buvait doucement son verre. L’observant un peu trop. Un sourire ignoble sur son visage d’ange. Elle savait qu’il imaginait tous les tortures luxuriantes qu’il rêvait de lui faire subir. Surprise, son dos rencontra l’alcôve dans un claquement sourd. Fait moi mal. Hurlaient tous les pores de sa peau. Etrangle-moi. Ses dents prirent en otage sa lèvre inférieure, tentatrice. « Tu as peur ? » Son verre disparu dans un éclat de verre brisé. Un rire gras s’échappa de sa gorge, comme s’il y avait quelque chose de drôle dans l’idée qu’il ait balancé l’objet. Il la touchait. La faisait vibrer. Elle le regarda droit dans les yeux. « Non. » Elle remit une mèche derrière son oreille, innocente. Elle le voulait, à tel point que ça faisait mal. Mais elle ne le méritait pas. L’idée la traversa de part en part. Elle n’était pas assez belle pour lui, assez mince. Comment pouvait-il la toucher ? Caresser ses monts graisseux, ses bourrelets ignobles. Elle le repoussa brusquement. Non, il ne pouvait pas. Il ne devait pas. Comment un être aussi parfait que lui pouvait vouloir la faire sienne ? Libéré de son étreinte elle commença à courir. Les larmes dévalaient sur ses joues. Lâche. Elle fuyait.

Après tout, elle n’était pas Houna, elle n’était pas Héroïne, et encore moins Millicent. Elle n’était que H. Et H avait peur.



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MessageSujet: Re: she is my fate, my drug, my heroin... [n.i]   Lun 18 Fév 2013 - 16:01

    Le temps a-t-il suspendu son vol ? Houna est-elle devenue Héroïne ou bien est-ce l’inverse ? Je ne sais plus, l’ai-je jamais su un jour ? Mon esprit embrumé fait l’amalgame de mes sentiments et se joue de ma vision embué. Je veux lui dire de se laisser faire, de ne pas crier, de m’embrasser encore et encore. Toujours. Mais j’ai l’impression de transgresser un interdit, j’ai envie de me laisser aller à mes pulsions, de la laisser s’échapper de mes bras protecteurs, car je ne suis qu’un fauve aux abois, qui veut la dévorer à coup de dents et de griffures insolentes. C’est comme ça que je l’aime : avec violence, agressivité et cruauté. Peut être à cause de ses yeux intransigeants, de sa mine pâle et sublimé par la lueur des néons. Ou tout simple parce qu’elle est elle-même, H. Un mélange savoureux de tout ce que j’ai toujours aimé chez les femmes. Une chevelure blonde, des yeux clairs, des pommettes hautes et des lèvres finement dessinée. Oh oui, elle est tout ce que j’ai toujours désiré. Et soudain j’oublie toutes ces autres, celles qui sont passé entre mes mains de Pygmalion, celles que j’ai façonné à l’image de ma Blonde. Il y a eut des brunes bien sûr, mais elles sont bien plus violente dans leurs ébats, trop caractérielles, pas assez tendre. Elles pensent que parce que je suis un coureur, j’aime la brutalité et l’ivresse de la passion débordante. Mais c’est faux, j’aime tout autant la douceur et la tendresse d’une caresse volée de manière impromptue. Elles ne comprennent pas, H. non plus. Alors que je n’aspire qu’à la dévorer de baisers, qu’à la mettre sur l’autel de mon amour et la porter sur le piédestal de mon cœur ensanglanté. Elle est comme une poupée de porcelaine que je dois manier avec habilité, j’ai peur de la casser, de la briser, elle est si fragile. Si désirable. J’ai le souffle court, coupé par ces sentiments que je ne contrôle pas, que je ne connais pas. Je réalise soudain que Houna ne compte plus, seule ma Blonde, cette allégorie tant fantasmée de Vénus, ma Vénus. H, seulement H et c’est ainsi que je l’aime. Je sens son dos se heurter à la paroi et pourtant mes mains glissent sous son vêtement, caressant d’un pouce conquérant la peau satinée de la belle. Je jette un coup d’œil aux alentours, les regards sont tournés vers nous, mais je ne vois qu’elle, elle et le lieu saint dans le quel nous nous trouvons. Une ancienne église, peut être qu’il reste un autel sur le quel la faire mienne. Est-ce interdit aussi ? Sans doute, on ne profane pas la maison du Seigneur. Entre nous deux, rien ne va et pourtant je me sens irrésistiblement attiré par elle, à la manière d’un aimant, ou peut être d’un amant. Je me sens léger pourtant son regard m’accable de reproches quand je lui demande si elle a peur.

    Et la délicieuse insolente de me répondre en dardant ses yeux dans mon regard de braise ‘Non. ’ Menteuse, mais c’est gentil de faire semblant. Un sourire se dessine une fois de plus sur mes lèvres, un sourire manipulateur et cruel. Mes lèvres s’approchent doucement des siennes que je compte dévorer sitôt que l’occasion se présentera. Mais elle ne se présente pas, la garce, car ma Blonde me repousse, alors que je l’en pensais incapable, je pensais enfin m’en être accaparé. Ce n’est rien, file ma Blonde, fuis moi que je te rattrape, tu sais que je ne t’aime qu’un peu plus à chaque fois que tu m’échappes. Et voilà la belle qui s’extirpe de la cage de mes bras et s’enfuit en courant. Mon poing s’abat sur le mur et je grogne, fou d’amour et de rage de la voir m’échapper. Qu’importe, je me retourne et me mets à sa recherche. Elle a du monter, retournant sur la piste de danse. Je remonte les escaliers quatre à quatre et me retrouve au milieu de la foule. Son odeur et sa chevelure ondulante ne m’échappent pas longtemps et déjà je me retrouve à ses côtés, un sourire d’excuse au coin des lèvres. Une mélodie lente et douce s’élève dans les airs, et des couples se forment, commençant à danser langoureusement. J’attrape ma Blonde par la taille avec douceur, et la presse contre moi avec plus de tendresse que je n’en ai jamais été capable. Mes mains glissent chastement sur ses hanches graciles, tandis que je semble retrouver un semblant de lucidité. Allez danse, ma Blonde, brûle moi les ailes que je m’écrase à tes pieds. Je me penche à son oreille, je suis bien plus tendre et suave, je ne veux pas l’effrayer, au contraire, je veux la protéger, et ne la partager avec personne. ‘Excuse moi, H. Je ne voulais pas te faire pleurer.’ Ses yeux bleus sont embués de larmes salvatrices, je regrette d’en être le bourreau. Je saurais me faire me pardonner, je le promets. ‘ … tu me rends fous. Tu ne sais pas l’effet que tu me fais. Elles paraissent si fades à côté de toi.’ Je lance un bref coup d’œil aux hyènes aux affûts qui guettent le moment où elles viendront se repaître de mes baisers. Car si H. me repousse une énième fois je sais déjà que je finirai dans les bras de l’une d’entre elles, pour oublier, pour me venger. Elles sont toutes jolies, mais H. est bien plus belle et bien pire qu’elles toutes réunies. Elle n’appartient à personne, elle n’est que sa propre Héroïne, sa Houna, sa Millicent. Comprend-t-elle ma douleur ? J’en doute, mes doigts se pressent avec langueur sur ses hanches. L’alcool dans mes veines tournait mauvais et je sentais le voyage en enfer surplomber mon horizon. Sous ses airs d’innocente, pourtant, elle se faisait impétueuse, elle ne le savait pas bien sûr, mais elle était devenue ma Reine et alors j’oubliai que je n’étais qu’un énième sujet dans sa cours gravitante. ‘Y-a-t-il quelqu’un d’autre, H. ? ’ La question me taraude depuis de longues minutes. Me repousse-t-elle à cause d’un autre, à qui elle appartiendrait réellement ? Un mac peut être, ou un héro qui la rendrait vivante. Quelle ironie, le coureur que je suis se voit coiffer au poteau par un sombre inconnu qui ne mérite surement pas sa dose d’Héroïne. ‘Tu me rendras fou, ne joue plus avec moi…’ Mais je crois que ce jeu me maintenait en vie, car il était la lueur d’espoir qu’un jour, H. serait mienne. A jamais.
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MessageSujet: Re: she is my fate, my drug, my heroin... [n.i]   Mar 19 Fév 2013 - 19:20


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Ses poumons étaient en feu. Le sport n’avait jamais été son truc. Courir encore moins. Elle détestait ça. Mais la situation ne lui avait pas laissé d’autre choix. Elle slalomait entre les corps en mouvements. Le spectacle de la piste de danse ressemblait plus à un baisodrome qu’à un club. Deux mains puissantes lui agrippèrent les hanches. Harpé en arrière, à deux doigts de tomber sur Leodagan, elle se retient de justesse. Il l’a attrapé. Quelle proie facile elle faisait. Pas capable de l’éloigner plus de deux minutes. Les larmes s’entremêlaient sur ses joues rougies par l’effort. Il est trop près, vraiment trop près. Ses dents s’enfoncèrent dans sa lèvre inférieure, déchiquetant sa peau fragile. Fuir avait toujours été sa solution. La plus simple de toutes, mais toujours la plus facile. Elle avait appris avec le temps que la lâcheté n’était pas la solution agréable. C’était ce qui finissait par devenir le plus compliqué. Ne pas affronter les choses ne les occultait pas, elle les transformait. Et jamais en bonne chose. « Excuse-moi, H. Je ne voulais pas te faire pleurer. » Elle voulait qu’il la lâche. Qu’il la laisse faire sa couarde. Je t’en supplie Léo, abandonne. Par pitié. Elle trépignait, suppliante. « … tu me rends fous. Tu ne sais pas l’effet que tu me fais. Elles paraissent si fades à côté de toi. » Ecoute-le Millicent, ce n’est qu’un racontard, un embobineur. Ne te laisse pas influencer. Part. Cours. Tu n’es pas jolie. Tu n’es pas belle. Elles sont magnifiques, svelte, longiligne. Et toi, tu es courte sur patte, rondouillarde, graisseuse.

« Y-a-t-il quelqu’un d’autre, H. ? » Elle écarquilla les yeux, choqué qu’il puisse émettre cette possibilité improbable. Personne ne voulait d’elle. Elle était Millicent Bullstrode la grosse de serpentard. La sale vache blondasse. Aucun garçon ne voulait d’elle, à moins que ça soit pour des paries débiles, des jeux immatures qui sont de mettre la répugnante dans leur lit et clamer haut et fort qu’elle est comme toutes les autres, une putain bonne à baiser. Plus le temps passait, plus elle commençait à se dire que c’était ce qu’elle était. Un bout de viande utile qu’à ouvrir les cuisses. Mais pas à lui. Non, elle ne lui donnerait pas se plaisir. Il croyait qu’elle ne l’avait pas vu au début ? Avec son meilleur pote à l’observer dans le coin ? En se chuchotant à l’oreille ? Elle était beaucoup de chose mais pas stupide. « Tu me rendras fou, ne joue plus avec moi… » Qui jouait avec l’autre ? Hein ? Qui se foutait royalement de l’autre ? Pas elle. Non. Et puis, elle ne le connaissait pas. Il était venu comme ça avec ses gros sabots et avait cru qu’elle était sa propriété. La rage la consumait entièrement. Elle se retourna face à lui, sa main parti toute seule. Emporté dans un élan ravageur. Et elle hurla. « Je ne suis pas ta putain d’Houna. Je ne te connais même pas. Lâche-moi bordel ! » Elle tremblait, sa respiration était haletante. Elle voyait le visage du jeune homme se décomposé. Elle savait qu’elle avait fait une connerie. Elle avait froissé celui qui aurait pu être son maitre. Elle avait perdu son nouveau fanatisme. Pourquoi ? Parce qu’elle avait peur. Pauvre gamine terrifiée. Les secondes défilaient sans qu’un mot soit échangé. Peu à peu son geste lui parut de plus en plus stupide. Elle qui se clamait intelligente, elle avait fait la conne. Alors elle fit la seule chose qui lui sembla censé, et elle partit.

La sortie ne lui avait jamais paru aussi lointaine. Elle rêvait secrètement qu’il la rattrape, qu’il la prenne dans ses bras, qu’il s’excuse, mais non. Elle était seule, et par sa propre faute. Lorsqu’elle donna son ticket au vestiaire, elle put apercevoir du coin de l’œil, Leo embrasser à pleine bouche une jolie blonde.

Et son cœur se brisa.


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